"20 Février 1968 ... Lui ...." " 20 Février 2004 ... Toi&Moi..." " 20 Février 2008... Euh ... Nous ? "

Je ne dors plus et j'aimais bien te regarder dormir.
J'aimerai bien me réveiller en cherchant ta chaleur, et que tu sois la à me regarder,
debout en prenant ton cachet d'aspirine, mal à la tête car trop d'alcool dans la soirée.
J'aimais bien quand on dormait, et je nous voyais nous serrer fort dans les bras.
Avec toi, on regardait la télé.
Avec toi, on n'avait pas de télé; juste nous deux, ça suffisait.
Avec toi, on discutait jusqu'à l'aube, enroulés dans la couette,
et on chuchotait en se racontant nos secrets, comme des gosses.
Avec toi, je pleurais beaucoup. De bonheur. Et de chagrin aussi.
Avec toi, je suis assise à poil sur mon lit, un verre de rosé, une clope à la fenêtre, pensive,
tu m'écoutes, je te parle, tu souris, je t'embrasse.
Je suis bourrée et je souffle ma fumée en souriant.
Ta tête sur mon ventre, ton âme contre mon coeur, et nos amours sur les lèvres.
Avec toi, les pétards dans le fin fond de la colline, la nuit, nos nuits, apaisés,
et des promesses démesurées d'amour éternel et de folie passionnelle.
Tes bras, juste tes bras.
Avec toi seulement, j'ai senti la sécurité infinie, serrée de toutes tes forces contre toi.
Pour pas que je m'envoles. Pour que je ne respire plus que ton odeur. A jamais...
Avec toi, des moments dans tous les sens, dans n'importe quel endroit.
"Excuse moi, j'suis defonsée, j'aurais jamais du dire ça ..."
Avec toi, les hôtels, la princesse et ses cadeaux, les larmes, tes bras, ton amour.
Mes regrets, ma haine, et ma boule au ventre, tu me manques tellement;
passe, présent, futur, tout se mélange.
Je ne sais plus.
Tant d'odeurs et de peaux différentes en si peu de temps.
Toi tu sentais si bon. T'étais un homme. Elles seront toutes folles de ton odeur et de ton cul.
Et puis je t'aime encore ... Chaque nuit je rêve de Toi, tu sais.
Les étoiles dans tes yeux. Cette expression qui veut tout dire.
Mis à nu devant moi, et la crainte de te blesser.
Et je cours, je cours pour ma vie avec toi, je ne suis que brûlure et tourment, mais l'espoir fait vivre...
Et je fonds en larmes en choppant ton corps contre moi ...
« Je t'aime, je t'aime, pardonne moi, ne pleures pas, je t'aime, je suis là, ne me laisse pas !!! »
« Je t'aime aussi, là, voilà je suis là, ne pleure plus, serre moi, je suis là... On s'quittera jamais...
Je t'aime à en mourir... Regarde, même mes potes ils pleurent ! T'inquietes plus ... »
Et je t'ai oublié. Je te jure, je t'ai oublié, tu n'es plus qu'un bon souvenir.
Un mauvais souvenir, tu m'as tellement fait mal.
Tu t'effaces jour après jour.
Petit homme.
Tes lettres.
Ton absence.
Tes mots.
Tes non-dits.
Je te vois encore si bien, debout face a la mer, et j'aimais tant ton sourire d'amoureux, avec les yeux.
Tes yeux. Ceux qui me hantent dans tous mes rêves, dans tout ce qui me rappelle à toi.
"S'il savait combien je l'aime ... Si seulement ce n'était pas lui ... Je pourrais lui dire..."
A chaque coin de rue, je te rencontre. Dans mes souvenirs.
Je t'ai oublié.
" Oh oui je t'aime, si tu savais à quel point je t'aime, tu seras toujours la seule et l'unique..."
J'ai oublié toutes nos expériences, toutes nos rencontres, nos voyages et nos découvertes.
Notre musique, je ne l'écoute plus. Jamais entendu parler de ce genre de musique.
Je regarde mon portable la nuit pour déceler un signe de toi.
Mais je ne t'aime plus.
Tu n'es plus qu'un fantôme. Toplasm et Toplasmette.
Tu es encore présent dans ma tête, les anglais en folie.
Je ne t'aime plus, mon amour.
Ne m'oublie pas ...
Ne t'en vas pas.
Laisse moi tranquille.
Reviens moi.
J'ai tout mélangé ;
Doudou, Bébé, Moustique, Amour, Princess, je ne sais plus qui est qui.
Lui, il me fout une trouille affreuse. J'ai peur de ne pas y arriver.
Je ne sais plus où j'en suis.

# Posté le mercredi 06 février 2008 04:21

Modifié le jeudi 25 juin 2009 14:50

Un an et demi plus tard ... Mon tatouage n'est toujours pas rentré dans la peau ... Mais il est là, je le redessine avec mes doigts, les moindres contours et obstacles...



"Jte kiffe autant que j'kiffe les steaks hachés avec des frites" - Ah ben ça va, j'suis rassurée, alors !!

"T'es tellement petite, ta voiture à côté d'toi, on dirait un tank, sérieux ..."

M'en fous. M'en fous de ce trop-plein d'émotions, de ces crises d'angoisse et de ne pas te comprendre.
J'ai rendez vous avec Christophe. Et ça, ça vaut tous les fantasmes du monde.
Mini jupe, bottes et décolleté, veste classe, et une assurance "style" inébranlable.

"Putain, il est où mon beau vieux, merde!!!"
Texto : "Ah ouais putain... charmante..."

A lui, à lui tout entier, à tout ce qui me frôle et ce qui se partage, ce qui se passe;
et les papillons dans mon ventre.
"Mmm... ça faisait longtemps que j'en avais envie ...Mon fantasme ..."
"- Attends ... Laisse moi vérifier ... Mmmm... Ouais ça va ... T'as encore les fesses fermes, pour ton âge !"
"Nan mais crois pas que tu m'impressiones... c'est juste que ..."
"- Non, c'est toi qui m'impressionne là ... T'es trop belle ..."
"Mmm... J'en veux encore des cadeaux comme ça ... Quand tu veux, où tu veux ..."
"Au revoir mon fantasme..."
"- Oui, au revoir mon fantasme ..."

"Titia, sérieux, tu devrais écrire un livre ..."
"- Pas la peine, y'a mon blog pour ça ..."


 Un an et demi plus tard ... Mon tatouage n'est toujours pas rentré dans la peau ...  Mais il est là, je le redessine avec mes doigts, les moindres contours et obstacles...

# Posté le jeudi 14 février 2008 04:57

Modifié le vendredi 26 juin 2009 08:08

De toute façon, il ne m'arrive que des trucs de malade quand je viens chez toi.

De toute façon, il ne m’arrive que des trucs de malade quand je viens chez toi.




Et c'était con, tu sais, juste je marchais dans Auchan, mon fief, mon quartier,
et je devais choisir un gel douche, et puis j'ai vu celui là, et j'ai pensé à toi, et tu sais,
ça m'a rappelé quand on se levait à une heure de l'après midi, morts de faim, faim de nous deux,
et qu'on rigolait sous la douche, et que tu rigolais parce que moi j'avais peur d'étouffer,
et qu'on se crachait dessus, et que je t'envoyais le jet dans les yeux, et c'était con,
et tu mettais de l'eau froide et rien ne t'extasiait plus que de m'entendre hurler
et remettre de l'eau brûlante, et ta mère qui criait parce qu'on rigolait trop fort,
parce que on foutait de l'eau partout, parce qu'on faisait que gueuler,
et parce qu'on s'aimait bien trop fort ;
et qu'on était que des gosses qui s'aimaient comme des malades, mais juste ce gel douche,
quand on se savonnait avec, quand on se lavait mutuellement comme si on était infirmes,
et ça nous plaisait tant, et moi j'aimais quand tu me passais ce savon sur le corps et que tu m'idolâtrais,
et moi je bénissais ton corps de Dieu vivant, et c'était toute ma vie avec toi, seulement.
Et puis je l'ai pris, ce gel douche, le Palmolive au beurre de karité,
je l'ai acheté et emmené chez moi. En ton souvenir, bébé.

# Posté le samedi 01 mars 2008 07:48

Modifié le jeudi 25 juin 2009 14:57

Oh ce soir tu vas prendre ... Oui tu vas prendre... Je vais t'en mettre pour dix ans, tu l'raconteras à tes enfants ...

"Non, bah moi j'ai pas envie de t'appeler Moustique ... J'vais te trouver un autre surnom..."

"Laetitia? C'est le portrait craché de son père. Elle a les mêmes gestes, la même tronche,
la même manière de parler, et même la façon de marcher que lui, c'est hallucinant..."

Ah, et Manu a définitivement changé de voix, aussi.
Il y'avait ces moments où l'on se regardait, la complicité toujours là, palpable.
On se souriait avec les yeux, comme si on ne s'était jamais quittés.
Et quelques révélations, juste des bouts de phrases lachées comme ça;
des silences qui en disaient long, et des sourires en coin.

"Putain Manu, t'as le même parfum que mon père !!!"

" Tu te rappelles, hier soir, quand tu faisais la folle, le poirier, devant la taverne...
Et que t'as failli te faire écraser par une voiture ... C'était la mienne ..."


# Posté le vendredi 14 mars 2008 15:13

Modifié le jeudi 25 juin 2009 15:11

Bordel de bite lâche moi la grappe - les vendanges sont faites !

Bordel de bite lâche moi la grappe - les vendanges sont faites !


Pitchoune, ou le mot le plus tendre de la Provence.
J'voudrais rester une Pitchounette toute ma vie, qu'on me tire la joue encore mille fois,
"Ohhhh mais qu'elle est mignonne cette Pitchoune!!!!"

Je hais les musiques de viol et les musiques d'ascenceurs.

Merci Beigbeder et ton amour qui ne dure que trois ans,
celui là même qui m'empêche toujours de fermer l'oeil.
Aimer et être aimée, voilà un bel exemple de narcissisme.
Alors qu'aimer quelqu'un qui ne vous aime pas, là, voilà, ça c'est de la pure passion,
de la pure souffrance; de celle qui te fait pleurer, gémir, jouir, hurler, cracher, espèrer.
Et vivre, un petit peu trop.
Et toujours cet espoir insensé qui te ronge le coeur,
tandis que l'alcool te ronge le foie nuit après nuit.
Mais je ne te le souhaite pas, va, je ne suis pas si mauvaise.

Sortir de la voiture en marche et s'assoir sur la fenêtre,
faire des doigts d'honneur et ouvrir ses bras à l'été qui s'annonce, faire face au soleil et à ce vent si chaud.
Te retrouver, égale à toi même, ce don indiscutable pour ne pas en louper une et accumuler les gaffes.

Les soûlards de village, il n'y a qu'ici que tu peux les approcher.
Il n'y a que là que tu peux les comprendre. Il n'y a que les campagnards qui peuvent en rire.
Il n'y a que nous pour les attirer. Il n'y a que moi pour les aimer.
Leurs souvenirs alcoolisés, leur guerre d'Algérie, leurs rencontres avec des stars,
leurs vérités et leurs verres qui se renversent; ils se cassent tous la gueule.
Avec Janis Joplin en fond sonore. J'aime côtoyer des gens simples, parfois trop simples.
Ca me rappelle que je ne suis qu'une gosse et que la vie ça fait du mal,
mais que parfois, on peut y faire de bonnes choses.
Abdel, le tonton, Moon, Phi et son provencal, et tous ces déchirés du bulbe Ricard.
Pour eux, parce qu'ils ne sauront jamais à quel point ils m'ont marqué.

J'ai froid, j'ai chaud, j'ai peur quand c'est toi qui m'appelle.
Tu fais semblant de ne pas savoir. Mais tu sais que je sais que tu sais.
Ce n'est qu'un jeu mais un jeu de vilains. Et je suis mauvaise perdante.

La Twingo initiale qui m'attend, ou les 270 000 kilomètres de La Audi.
C'est le début d'une nouvelle ère, fin du BTS, et à prévoir : une nouvelle vie.
Peut être que finalement je l'appelerai Couette Couette, ma petite ratoune.

Titulaire remplaçante et officielle de l'accueil du Golf. Petite fierté oblige.

Un pas en avant, trois en arrière, j'avoue que c'était pas ça, ma conception de l'amour.
Il n'y a plus d'ordre et plus de dignité, je ne ramperai pas à tes pieds.
Ou du moins, j'essayerai.


Nans les pins, le Cauron, la Audi, les arbres, les papillons, les fleurs, les photos, les herbes,
les guili, les dessins, le vélo, les projets, la complicité, la douceur des soirs autour de la table,
les araignées, ta guitare, les clopes, la Wii Fit, Ta famille, les pizzas, les glaces, il n'y a que ça de vrai.



Je suis bloquée, dépassée par ma "petite notoriété".
Envie de cracher mes mots de rebelle adolescente et larmoyante. Chouineuse.
Mais je veux pas quitter mon tryin-to-enjoy. Je veux pas parce qu'ils me lisent.
Mais il devrait pas tout lire, il devrait pas tout comprendre, et faire semblant de.
Je sais pas.

# Posté le jeudi 08 mai 2008 06:21

Modifié le mercredi 08 avril 2009 08:17

Kévina est parmi nous; inch'allah mes fans, pardonnez moi.

Je supporte plus mon reflet dans le miroir. Tire toi la langue, Titia, ça vaudra mieux.
Je hais ce corps gras, bouffi, abîmé, mal fait, informe et disgracieux.
Tu ne sera jamais là pour moi.
Ce soir, je vomis ce stress et cette angoisse qui me brise en mille morceaux.
Moustique minable est à ramasser à la petite cuillère.
Seule avec les larmes qui me brûlent les joues. Assise par terre, dans cette minuscule salle de bains.
Je voudrais que tu me serres contre toi mais jamais je ne t'appellerai pour te demander de l'aide.
D'être là, tout simplement.
Je ne peux pas, tu ne veux pas, la boucle est bouclée.
Je me scrute d'un ½il acerbe jour après jour ;
il est de mon ressort de critiquer tout ce qui passe devant mes yeux, je fais partie du lot.
J'voudrais plus être moi. Changer de tête, de corps et de cerveau.
Devenir simple et sympa, et pas « prise de tête », mais encore un poil chieuse.
Juste marrante, équilibrée, saine et cool. Pas déchirée. Décérébrée.
Devenir belle, devenir jolie et vibrer en harmonie avec mes jambes et mon p'tit ventre plat.
L'électron libre est un mythe. Pauvre gamine écervelée et superficielle. Hystérique.
Je suis seule même entourée de cent personnes, et je ne peux plus le dire,
On ne peut plus me croire. J'ai toujours quinze ans et ce corps infâme, disproportionné.
Me vomir est encore plus humiliant. Je n'y arriverai pas.
A genoux, la tête dans la cuvette, danse et décadence Mstk ricoche et se frappe le mur.
J'explose, j'implose, et je souris connement au premier abruti venu qui me dira que je suis belle.
Y'a rien à faire. J'ai quinze ans et cette hargne qui ne m'a jamais quitté.
Et ces millions de soirées à se croiser, moi et ma gueule dans une salle de bains,
et de me voir là comme ça avec mon maquillage qui coule et mes cheveux cornus ;
frapper le miroir, mais non ça jamais, pas chez les potes, pas chez toi, nulle part,
nulle part où briser la glace.
Sourire sur les photos, ce ne sont que des moments, faux et intemporels, on en joue,
il n'y a pas de vérité car c'est moi qui choisis ce que je veux bien vous faire croire, là.
J'me coupe plus, j'me scarifie plus, j'me saigne plus parce que ça se voit,
et que je dois rendre des comptes. Parce que je peux plus montrer mes bras ensanglantés.
Je peux plus parce que je suis une petite femme, et une petite femme est toujours sûre d'elle,
bien dans sa peau à vingt ans moins un mois et une semaine, surtout un petit Moustique
qui éclate de rire et qui roule du cul en jouant avec ses cheveux.
Mais je me découpe le c½ur nuit après nuit en m'attardant sur des pensées pour toi.
J'voudrais mourir de tant d'amour et puis juste pleurer, juste dormir pour que ça passe.
Je voudrais tant arrêter de souffrir pour toi. Parce que je serai toujours la perdante du jeu.
Jamais été assez bien pour te satisfaire, jamais assez belle, assez séduisante, assez parfaite,
assez intelligente et cultivée, douée, artiste et rebelle ; pas assez pour te garder dans mes bras.
Jamais assez sage, trop impulsive et sensible.

J'aurai pu être une artiste, capable de créativité dans la souffrance.
Sauf que je ne suis pas assez talentueuse pour créer quelque chose d'extra-ordinaire.

Je crois que je suis en train de craquer.

# Posté le mercredi 14 mai 2008 05:13

Modifié le mardi 08 juillet 2008 09:49

Doudou m'a embrassé au clair de lune. Cinq heures du matin et la vie était juste devant mes yeux.



"Dis, mon amour... Tu penses à quoi?"
- "A ta chatte."


# Posté le lundi 19 mai 2008 04:50

Modifié le jeudi 25 juin 2009 15:12