Lever 5h du mat après avoir dormi 4h, à peine le temps de mater les petits vieux qui vont chercher
le pain à 6h du matin que nous sommes déjà partis à Marignane.
Je fume ma dernière clope à Sept heures, nous décollons.
Correspondance à Roissy Charles de Gaulle, et un terminal sans coin fumeur,
j'enrage, je suis prête de me taper huit heures de vol mais pas sans clope,
alors je triche et je fumote dans les toilettes (150 euros d'amende).
Onze heures et un avion moyen courrier, on explose de rire devant Bouquet Final,
je regarde Pocahontas et fricote avec le Steward. Poulet au riz sauvage.
Ca commence à faire long, j'ai mal au cul, je transpire, je suis fatiguée, j'arrive pas à dormir.
Envie de fumer. 17h et atterrissage à Niamey, Niger. Désert. Trois arbres. Terre rouge.
On redécolle plus tard vers Ouagadougou. Chaleur étouffante. Bus de l'an pèbre.
Je suis estomaquée. J'en prends plein la gueule. Vaccins, visas, bagages....
Des minots qui s'accrochent à moi pour me vendre des cartes téléphoniques.
Y'a marqué "touriste blanche qui a du fric" sur mon front et j'ai horreur de ça.
J'suis gênée, j'suis crevée, tout le monde me parle, mon père négocie avec le taxi.
Moussa. Tranquillement. Y'a pas de problème. Les valises enfoncées dans le coffre sans fermer.
Donc capot ouvert. Comme ça, en pleine rue. J'avais peur que ça tombe.
Puis j'ai eu peur qu'on nous vole. Que nenni. Ici les gens sont gentils. Tu fais pas ça à Marseille.
Des motos et mobylettes et vélos partout et taxis défonsés. Hôtel les palmiers.
Installation à l'annexe. Tout est vétuste. C'est propre mais tout petit, tout est vieux.
Je retrouve mes souvenirs, mes sensations de Bamako. Ici c'est au moins aussi hallucinant.
On prend l'apéro à sept heures, huit heures en France, Christophe le beau patron marié,
brochettes de poulet allocos et petits pois avec des frites. Le taxi aux vitres éclatées.
Le pare brise aussi. La voiture aussi. Le bar de l'amitié. L'orchestre. Fanta Orange.
Comme quand on était petits "tu m'échanges Fanta Orange d'Abidjan 99, contre un Djinn Bamako !!!"
La chambre minuscule, il est l'heure de dormir. Des cauchemars et des cris dans la nuit. J'ai honte.
Petit dej sous les palmiers, mes premiers margouias, l'atelier Alufa, Hardjouma,
la rue, Ouaga, la vraie Ouaga, la minus, Yaya, tour de ville à pied et en 4X4.
Il est midi ici et nous allons manger, peut être piscine cet aprem. Atchéké, et allocos, miam !
Demain nous partons en brousse à 6H du mat, dans un parc, antilopes, éléphants, phacochères.... !!!!!!
Couette Couette me manque, et tiens ! Py m'a même envoyé un petit mail. Si même lui s'y met...!
Je suis déjà épuisée de tout ce que je ne pourrais pas faire. Ce soir on sort en boîte.
Mais hors de question de danser le coupé-décalé. Non mais. Mes tongs vous embrassent.
J'en prends plein la vue. Je suis étourdie d'images insolites, d'émotions, de poussière.
La terre est rouge. Les Burkinabé sont d'une gentillesse affolante. J'aime pas faire la touriste.
J'ai embrassé une petite fille qui est venue me toucher la peau.
J'essaye de prendre des photos, mais il y'a des choses et des gens que je ne veux pas prendre,
ce serait leur manquer de respect, même si je vous avoue que j'en vois, des choses étonnantes!
Il fait 35 degrès ici. Je me gorge de chaleur et de pollution à ne plus pouvoir respirer.
Je sais pas par quoi commencer. Ni quoi transcrire.
Je sais pas si je serais assez douée pour exprimer ce que j'ai pu ressentir aujourd'hui.
Hier soir, dîner avec Marie Chantal, discussion à base de dépression, suicide, divorce,
problèmes de couple, pauvreté, chômage, psychose... J'avais le moral à sec.
Sûrement dû à mon «manque d'ambition », d'après le paternel.
J'ai tourné un moment avant de m'endormir.
Cinq petites heures plus tard et déjà la préparation en tenue de brousse.
Départ à 6h30 avec Marcellin, et c'est parti pour deux heures de route à travers la pauvreté du Burkina,
des routes défoncées et les clichés hallucinants bien propres à l'Afrique.
On s'arrête à Pô pour regonfler les pneus : départ pour la piste.
Paint It Black, « Africa » de Toto, Soprano et « Holy Mountains » de SOAD.
Des villageois et des enfants qui font coucou, la poussière, la terre rouge, rouge rouge,
partout sur mes mains ma peau mes fringues.
Plus que quarante kilomètres pour entrer dans le Ranch Nazinga, des trous partout,
Et là, là, je saisis toute l'utilité d'un 4X4 diesel.
Fin des trois heures et demie de route : nous avons photographié des babouins, des oiseaux,
des crocos, des phacochères, mais d'éléphants mis à part les arbres défoncés, nada.
On se plante à l'observatoire. Une petite dizaine de touristes : c'est déjà trop pour nous.
Les éléphants se font apercevoir de l'autre côté de l'étang, ils sont loin, les touristes sont cons,
je suis déçue au bout de la deuxième minute.
Marcellin revient avec Sibère, qui sera notre guide. On charge le haut du 4X4,
et nous montons mon père moi et Sibère sur le toit.
Quelques mètres déjà en pleine savane, c'est le Roi Lion avec la terre brûlée.
Un éléphant nous barre la route. Une femelle, qui traverse sans nous regarder.
Nous restons tout de même à cinq, dix mètres d'elle, nous la mitraillons de photos.
Je n'en crois pas mes yeux. J'hallucine. Plus loin, d'autres mâles mangent sous nos yeux ébahis.
On traverse ainsi la brousse pendant une heure, perchés comme des vulgaires touristes.
Malgré tout (et surtout ce poulet aux oignons), nous expliquons à Marcellin, notre chauffeur,
que pour nous, l'Afrique, la vraie, c'est bien beau, mais c'est pas ça.
Il réfléchit cinq minutes et sourit. Nous nous arrêtons au milieu de notre retour,
dans un minuscule village pauvre et isolé. Les habitants sont pire que pauvres,
très touchés, très humbles, ils nous font découvrir leurs cases, leurs greniers, leurs vies.
Des hordes de minots sales et couverts de poussière m'entourent.
Je tente de prendre un bébé dans mes bras : il hurle à cause de cette fille à la peau blanche.
La plupart n'ont jamais vu de blancs, et encore moins de femme blanche.
Je capte leur regard, joue avec eux, les embrasse, les cajole, les photographie.
Nous donnons quelques sous aux habitants puis nous partons pour une nouvelle surprise.
Le Burkina Faso en soi n'est pas un parc à touristes. C'est pas le Kenya.
C'est pauvre, c'est encore moins touristique que le Mali.
Ainsi, nous avons débarqués, nous, deux blancs, avec Marcellin dans un petit marché Africain.
Quelle ne fut pas la surprise des gosses qui nous suivaient !
Au début je pensais qu'ils étaient intrigués par nous deux.
Et puis je me suis rendue compte qu'ils me suivaient moi, moi la blanche aux cheveux blonds.
Les filles me touchaient et s'enfuyaient, impressionnées, saisies. J'étais heureuse.
Heureuse et gênée. Les gens nous parlaient, nous saluaient.
Et moi j'étais suivie d'une nuée d'environ 30 enfants qui osaient à peine m'effleurer,
qui souriaient, qui rigolaient, qui me parlaient... J'étais stupéfaite, la gorge nouée, la voix étranglée.
Il fut bientôt l'heure de partir. J'avais l'impression que ça faisait une éternité que je marchais,
là, dans ce marché, avec tous ces enfants et ces émotions.
Je prends des photos, je voulais pas photographier les gens à leur insu, mais le problème de la langue,
alors c'était un jeu, quand j'ai commencé à photographier les minots, on m'a demandé,
les gens riaient tellement de se voir sur l'écran de mon appareil. J'ai pu saisir des regards.
J'étais tellement heureuse !
Ce n'est pas le Sénégal, les enfants ne me demandaient pas d'argent, ils étaient juste si gentils...
La nuit tombait presque et il fallait rejoindre Ouaga car la route est trop dangereuse de nuit.
Je suis partie vers la voiture sous les hurlements de joie des enfants, ils nous ont suivi en courant,
j'en pleurais presque tellement j'étais ébahie.
J'étais sur le cul, pour moi l'Afrique, c'est ça, cet accueil si généreux, si humble, si sincère.
J'ai préféré les enfants aux éléphants. Et je n'ai de cesse de regarder les photos,
pour ne jamais oublier ce que je venais de vivre et qui n'était pas à la portée de tout le monde.
De plus, j'ai appris qu'une poignée de porte à gauche signifiait qu'on tournait à gauche pour ouvrir.
Je ne me vante de rien car sans mon père, je ne serais pas partie.
Le chantier qu'il est venu faire n'est pas prêt. Alors on tente de se démerder pour s'occuper.
Je suis sensée réviser mes partiels.
Je charge mes photos sur Facebook et sur Facebook seulement,
faites moi une demande d'ami, je refuserais pas
;)Je dois être la seule personne à jouer au solitaire sur son pc au Burkina Faso,
mais à la base on est venu pour un chantier et c'est pas la guinguette,
mon père bosse sur des plans en coupe et moi je tente de réviser et d'apprendre mon droit.
Les connexions sont assez hasardeuses, aussi bien le téléphone que l'Internet,
on y arrive une fois sur deux, vive le wifi, vive le roaming !
Le mystère est entier : un site sur deux est possible d'accès.
Les températures sont descendues : c'est l'hivernage.
Moi qui n'avait pris aucune veste, la fraîcheur me pique dès les 20 degrès.
Je me nettoie le visage matin et soir, rempli de terre rouge, et de pollution.
Les gens ici sont tous malades des bronches. Et on comprend pourquoi.
Impossible de trouver des Marlboro fumables, j'en suis réduite aux Davidoff.
J'aime les Africains, mais c'est vite fait de leur parler comme à des chiens,
tu es souvent tentée de les houspiller, gentiment au début, parce qu'ils sont lents, lents....
"Y'a pas de problème, ah non non non...", au royaume des aveugles les borgnes sont rois,
mais je supporte pas par dessus tout de jouer la blanche riche et colonialiste.
Alors je garde ma patience. J'essaye. Voilà pour aujourd'hui.
Laetitia is now listed as in a relationship with Pierre-Yves.
Je me suis habituée à ce rythme de vie africain. Assez rapide tôt le matin.
Beaucoup plus calme dès cinq heures du soir.
Je sais pas si c'est la bouffe, le climat, la pollution, mais j'ai des boutons partout.
Je me suis fait piquer par un mutant X-men, gros spot rouge sur l'omoplate.
Je me suis habituée à Medhar, au Boulet, à eux, à leur lenteur, à leurs idéaux.
J'ai envie de rester et je veux rentrer chez moi. Je décolle Vendredi à 21h, heure locale.
Si tout va bien, je serais à Marignane vers neuf heures, prête pour l'anniversaire d'Eddy.
Prête pour le retour de Couette Couette at home. Peut être prête pour lui.
C'est étrange comment nous sommes faits, nous, les humains.
Je me suis habituée à être regardée dans la rue, la blanche, la seule, toubab.
Je suis allée dans un resto pseudo français et j'ai été choqué de voir autant de blancs.
Le Burkina m'a accueilli, m'a bien accueilli, comme il peut, avec ce qu'il a. Pauvre Pays.
Je suis en manque de tendresse, j'ai besoin du contact d'un corps, un corps en particulier, forcément.
J'imagine. Ca fait tellement longtemps, c'était si beau, je me rappelle, une époque de retrouvailles,
des embrassades à s'étrangler, des étreintes à se briser le dos, des sanglots, des moments de folie,
tout n'était que folie, de toute façon. C'est terminé. Maintenant je suis calme et posée.
Pas potiche, puisqu'il a dit non. Alors pas potiche. Mais Moustique. Un petit bisou sage sur la bouche.
Parfois l'effleurement d'un bras, d'une épaule, une ouverture accueillante. Plus tard. Peut être un jour.
Je suis au Burkina et je suis plongée dans un bouquin sur Istambul, le génocide arménien,
et je reconnais les noms, les lieux, les sensations, les saveurs et les odeurs de la Turquie.
De ce que j'ai vécu en si peu de jours. De la raison pour laquelle mon père m'y a emmené.
Parce que j'étais dans un des pires moments de ma courte et juvénile existence.
Parce que j'étais rachitique, un cadavre aux yeux gonflés et qui ramassait à la pelle
les miettes éparpillés de son amour-propre. Je m'étais jurée. J'ai failli à ma promesse.
Et maintenant me voilà, encore à ramasser ce que je laisse traîner un peu partout.
Des miettes de nous qu'il me faudra disperser au vent, plus tard.
J'en peux plus du Coca, du Fanta, je veux du sirop, je veux boire au robinet.
Je veux mon rat. Je veux manger un hamburger, un vrai. Je veux pouvoir pisser en paix.
J'aurais voulu profiter du soleil et de la chaleur pour patauger durant des heures dans la piscine.
Mais je me suis habituée au climat d'ici. En dessous de 22 degrès, je frissonne, et met un pull.
J'espère être à la hauteur. Regarder droit devant moi. J'ai un rôle à tenir.
Mon exubérance ne plaît à personne, ou presque, autour de moi.
J'ai l'impression, malgré qu'on me demande d'être moi même, que je dois rogner en permanence,
filtrer toute conduite un peu excessive et désinhibée qui est pourtant ma façon d'être, profondément.
Alors je serais sage. Qu'il en soit ainsi. Je regrette pas le passé. Je n'ai plus de remords.
Je n'aime plus Manu depuis bien longtemps. Ca fait partie de moi.
C'est juste, desfois, j'aimerais bien que le présent se déroule autrement....
Je reprends mon manteau et refais ma valise. C'est fini. On repart dans un pays de blancs,
avec des températures pour les blancs, j'ai déjà froid rien que d'y penser.
Je me suis gavée de mangues, de bananes, de Bissap, de papayes et de pastèques.
J'espère que Couette Couette ne m'aura pas oublié.
J'aime pas les retours de voyage. Tu crois estimer ce que tu laisses, et tu te trompes.
Tu ne sais pas ce qui t'attends au retour. Tu ne sais même pas qui sera réellement là.
J'ai ce souvenir de Gé et Sophie, la surprise à l'aéroport. Ca fait un an, bon sang.
Il s'est passé tellement de choses entre temps. Où est passée ma joie, où est parti mon espoir?
Pierre-Yves existe maintenant, et j'essaye de le rentrer dans ma tête autrement qu'en tristesse.
Au revoir le Faso. Puisse mon avenir me faire revenir ici avant dix ans.
Vraiment folklo ce voyage retour.
Dernier jour au Burkina et une explication-réglage de comptes qui m'a blessé plus qu'autre chose.
Et
Le chat Botté qui d'un coup passe sur RFI Afrique, et je sais pas pourquoi,
je sais pas si c'était sa silhouette qui dansait devant mes yeux, la voix éraillée de Thomas Fersen,
ou tous ces souvenirs, mais c'est le plus gros coup de blues de mon voyage. J'étais émue.
J'ai pas besoin de partir à l'autre bout du monde pour fuir mes fantômes.
Ils sont en permanence dans mon esprit et dansent la bamboula sur mes épaules constamment.
J'ai fait des cauchemars toute la semaine, ce qu'on appelle des terreurs nocturnes chez les petits,
mon père me trouvait en train de gémir et pleurer, pas même réveillée, et il me calmait,
je tremblais de peur et mon coeur battait à deux cent mille. Je refoule.
Je refoule tout ce que je ne peux dire.
Je refoule tout ce que je voudrais dire à mon mec et lui demander. Je refoule mon amertume,
le fait que je ne plais pas à mes parents et que je suis paumée entre plusieurs mondes.
Même ma mère a eu pitié de moi.
Deux heures d'attente à l'aéroport international de Ouaga. Fouille complète.
Medhar avait les larmes aux yeux, sa princesse partait. J'avais envie de le serrer dans mes bras.
PNC AUX PORTES ARMEMENT DES TOBOGGANS. Je pense à Omar et Fred à chaque fois.
Escale au Niger. Adieu l'Afrique. Je suis barbouillée.
Désinfection de l'avion par l'équipage, vive l'Afrique et les maladies.
On nous avait prévu des turbulences, l'Armatan, le vent d'hiver, est sur nos gueules.
Il est une heure et demie du matin et on nous sert enfin à manger.
A côté de moi, un laideron, un pou, un pauvre mec vraiment très très moche.
Et derrière moi, un vieux, encore, un super vieux qui me drague et me fait des clins d'oeil,
et moi je me la joue l'oréal lorsque je secoue mes cheveux (encore) propres et m'étire.
Décidée, je m'enfile deux Lexomil avant le repas, c'était dégueulasse, je mange deux bouts de pain,
je commence à délirer solo, je trouve la force de pousser mon plateau sur le siège à côté de moi,
je me roule en boule et puis.... Je m'écroule. Deux heures plus tard, des turbulences à gogo,
et je me retrouve dans la même position, mon plateau débarassé, quelqu'un m'a mi une couverture,
sur moi, interloquée, je regarde autour de moi : le vieux me fait un clin d'oeil.
Beurk. C'est lui. 'Fin c'est gentil mais beurk.
Arrivée à Paris à 6h du matin, j'ai de la chance d'être au terminal à côté. Pas loin.
Le lexomil m'a défonsé, je titube, gavée de calmants, je passe, j'ai même le temps d'aller fumer.
Nous décollons vers Marseille à 7H30, un couple avec moi, de Solliès, pas loin, on papote,
on essaye, car les turbulences sont sur tout le vol, et puis l'arrivée à Marseille,
"PNC ATTENTION TURBULENTES FORTES", ah ça oui, nous étions secoués comme des pruniers,
j'ai pas peur en avion, du moins pas quand il plane, mais là j'étais terrifiée,
la femme avec moi aussi, elle broyait la main de son mari, et puis on couvrait le bruit par nos pseudos
discussions, avec des voix sûraigüs "Mais vous savezzzzzz mon rat elle est super intelligennnnnte....
Et euhhhhhh vous avez des enfaaaaaants????" My God, j'ai vraiment eu peur.
Ma mère et mon petit frère m'attendent, je sors avec ma valise sans problèmes,
la route, l'arrivée à Saint Max, ma voiture hyper nettoyée par dein mutter, un bol de céréales car j'ai faim,
je suis out, je repars à Rougiers, et horreur une Mygale qui sort de sous le tapis de ma Twingo,
très bonne coincidence, je l'écrase en hurlant (pauvre Eddy au téléphone), une machine,
pour étendre le linge, douche, j'écrase, il est midi et demie et je sombre instantanément.
Maintenant il est six heures, je suis réveillée depuis peu.
Ce soir Py me rejoint et je retrouve Couette Couette et nous fêtons l'anniversaire d'Eddy.
J'ai une migraine affreuse, alors je me drogue, là, maintenant, pour que ça passe.
J'avais envie de rentrer, j'avais pas envie de partir. Adieu l'Afrique.