British Airways qui me plonge direct dans l'ambiance, les mots ont du mal à sortir au début,
je me plante dans le changement d'heure, j'arrive en avance, Gatwick Airport,
à cinquante bornes de Londres, le change, j'ai faim, il est midi et demi,
l'usine avec Pink Floyd et Animals, le Gatwick Express, les londoniens,
John Fashion London,
La Victoria Station, l'angoisse de pas retrouver Maria, mais elle arrive, elle m'a reconnu,
Jason, prononcez à la française, plongée dans l'ambiance, z'avoue, réveil, on s'en bat les couilles,
the tube, the undergroud, the picadilly line, Oliv, la beu, et la découverte de the coloc,
Jason mon chevalier servant bon porteur de valises, l'ouragan Maria, les clichés,
les taxis, les bus rouges impériaux, mes chaussures fashion London,
les garçons, le bordel, un rosé excellent, apéro du tonnerre,
ça fait quelques heures que je suis là et j'suis déjà pompéleupe,
L'indien, Oscar, Sébastien, le Yates's, les marseillais, les français, des français partout,
le poppers, la musique RNB house mais ... Podium, délire avec Jason,
il est deux heures du matin et ça fait quatre heures qu'on danse, bon délire,
Olivia, Maria, les mecs, les anglaises bourrées, saucissonnées comme des chiennes,
à la moldave sauf que les moldaves ont le mérite d'être belles et/ou bandantes,
le retour en bus, et replongée, je lâche l'affaire à cinq heures du matin,
vais m'allonger avec Sebastien, un lit pourri, le bruit de la ville, quatre petites heures de sommeil,
entrecoupées de réveil longue durée, en vrac à 11H30 du matin, la vaisselle,
un bordel pas possible dans l'appart, des cadavres partout, l'indien et son caca,
le monde se réveille à deux heures de l'après midi, Jason, câlins, dodo sur une épaule de bébé,
Le Morrisson, les anglais malpolis, des français partout dans la rue, trop décidemment,
l'apéro, Jason et le whisky, ce soir c'est l'anniversaire d'Olivia et d'Alex, grosse fatigue,
crevée, et pas prête à enchaîner, mais on se motive, Fish and chips,
Olivia et ses parents, on se tire, moi et ma robe Cyber dog, mes "Rangers",
Chouchoune, ma valise, je décolle à sept heures du matin donc je me balade avec,
on part à Perpette les Olivettes chez Olivia, on achète flasque de vodka et Redbull,
une heure à s'échanger les chaussures, robes, collants, se toucher les fesses et la cellulite,
le gloss de pouffe, elles m'ont pouffisé, je suis mignonne, olivia sexy, maria bandante,
on se maquille, trois françaises sur préparées qui titubent dans London by Night,
on rejoint le groupe de mecs, quinze français bourrés qui beuglent dans le métro,
"mind the gap between the platform and the train", j'ai faim, il est presque onze heures, $
moi et ma valise, une envie de pisser à mourir, la queue interminable devant le Twenty,
j'ai déjà des ampoules avant de danser, on finit par rentrer et Jason les câlins et la boite,
et le bordel pour foutre tout ça aux vestiaires, la danse, encore, Jason, encore,
mes bas, ma robe, lui, son sourire, mon sourire, le mur, j'ai déssoulé assez vite.
Pourquoi? Alex. Ah oui. Mais bon, who cares?
Et puis le retournement de situation. Boite de blacks avec putes partout,
musique de merde, Jason qui me colle décidemment trop, tous mes papiers dans un seul ticket,
ticket plus ou moins égaré par Maria torchée, je flippe, j'aime pas l'ambiance,
j'aime pas le son, la musique, je dessoule, les responsabilités commencent,
je suis crevée, il est une heure du matin et je baille contre le mur, je me fait tripoter,
j'envoie chier des mains baladeuses, je veux fumer, je parle avec des français,
pensant être seule, alors que des français y'en a partout et j'ai la voix qui porte,
je dois partir à trois heures du matin parce que je dois rejoindre Victoria Station et mon train,
et là groooooos flip, je suis perchée sur ma valise à deux heures du matin,
la rue froide et pas de manteau, clocharde, fatiguée, énervée, stressée, j'attends,
et je vois pas sortir mes potes, Maria est ivre morte,
j'ai récupéré toutes mes affaires parce que je flippais, j'aime pas cette boite,
j'veux me casser et aller ailleurs, mais j'peux pas, j'ai trop mal gêré pour mon vol,
ça va être le méga plan galère et je veux pas circuler seule dans cette ville de tarés,
mais l'heure tourne, et les filles dansent encore en bas, je pète un plomb,
voit rouge, noir, de toutes les couleurs, j'attends, j'ai le coeur qui bat à deux mille,
la bouche sèche, je tremble de tous mes membres et toute la patience de Jason n'en fera rien,
et quand les filles débarquent enfin, il est presque quatre heures du matin,
je chie dans mon froc à l'idée de rater mon vol et j'explose, je gueule, je rage, j'enrage,
et là je suis sur le point de me casser sur un coup de tête, seule et énervée,
et Maria pleure, alors je pleure, Olivia pleure, elles sont ivres mortes mais je les aime quand même,
elles peuvent pas m'accompagner tellement elles sont démontées, et moi je dois y aller,
alors on pleure, on se quitte dans des adieux grotesques et déchirants, je pars avec Jason,
je pleure à gros sanglots de stress et de tristesse et de peur et de nerfs et de fatigue,
ça fait plus d'une heure que je grelotte, j'suis out, plus aucun sou, ni penny ni pound,
je suis assise là à quatre heures du matin à attendre le 52 et à pleurer,
avec un minot sur mon épaule encore plus bébé que moi, je veux rentrer,
je veux mon avion et je peux pas me permettre de le rater, j'aurais pas dû, j'ai mal partout,
mal aux pieds mal aux cheveux, j'en ai plus que marre, les filles me manquent déjà,
mais on va y arriver, je stresse comme jamais en arrivant à Victoria,
finalement j'arrive à choper mon train mais je continue à pleurer,
vous vous êtes déjà regardé dans un train à cinq heures du matin après deux nuits blanches?
C'est taille de ietch comme on dit à Aix.
Deux irlandais, toujours quelqu'un pour me porter ma valise, forcément,
je suis en hypoglicémie, j'ai une faim et une soif de malade, mais que des euros,
là j'en ai ma claque, il est cinq heures et demie et c'est l'expédition pour trouver mon vol,
je titube dans l'aéroport et je suis bien contente de parler la langue, c'est moi qui vous l'dis,
British Airways, le terminal interminable justement, les anglais, les british,
mes derniers mots, ou presque, un muffin egg bacon infâme acheté à la va vite avec cinq euros,
j'vais y arriver, il est six heures du matin et je suis en salle d'embarquement,
j'arrive pas à y croire avec la galère que je viens de me frapper, je vais y arriver,
Have a cigar et Highway star à mort dans mon Ipod, je titube, je baille à n'en plus finir,
des français, le jour se lève presque et je sanglote par texto avec les filles,
je suis dans l'avion, turbulences de folie, impossible de dormir, je vais rentrer,
je veux rentrer, je veux rester, j'ai pas le choix, je flippe dans l'avion,
bientôt Marignane, mes parents, je pue, j'suis moche, les cheveux en vrac, des boutons partout,
des cernes jusqu'à la bouche et les yeux démolis, je boite, je suis à l'ouest,
j'ai soif soif soif et le steward a pitié de moi, je vois plus le bout du voyage,
mais si, il fait moche à Marseille alors qu'il faisait beau à Londres, ma valise, la fin, enfin,
mes parents, le retour, la voix brisée, mon rat, ma couette couette qui va bien,
une douche iddylique, des vêtements propres, enfin, un poulet frites avalé comme une affamée,
je fais le zombie et assume mon rat et sa grande cage, je conduis jusqu'à Rougiers,
décharge tout sous la pluie, il est 13H30 et je m'endors comme une merde,
j'ai mal partout, mes pieds me font souffrir, je m'arrache à mon lit à 18H30 pour elle,
je suis aphone, je crois que je suis malade, j'suis KO, j'vois triple, j'suis déchirééééée,
c'était bon, je voulais faire le plein de sensations, j'ai perdu du poids j'espère,
j'ai plu, j'ai kiffé, j'ai pas été apprécié, j'ai connu des gens, rencontré d'autres âmes de voyage,
je sais ce que je veux, je sais que j'suis pas ce que je montre, mais tant pis,
ONPPP à tout le monde, maintenant faut que je m'en remette,
je me languis déjà la prochaine soirée rosé avec les filles, si différentes,
j'ai besoin d'elles et j'espère qu'elles ont besoin de moi aussi, on rigole,
j'suis explosée je crois que je suis malade, ça fait du bien de s'être mis la race physiquement,
j'suis en trip et je suis là, posée à regarder mon rat qui court partout chez elle,
j'ai tellement de choses à faire, à oublier, et pas assez de temps pour tout vivre.
Allez, salut London, et au plaisir !!!
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Je suis à fond à fond à fond sur Pink Floyd, mon but c'est de me procurer tous leurs albums,
je me la pète à mort avec mes nouveaux pneus et j'ai battu mon reccord de vitesse,
au début c'était cinquante dans les virages de la petite route, maintenant 90,
parce que c'est ultra sexy de se prendre un platane avec la piste 10 du dernier coldplay,
et puis je pleure en ce moment car je suis très fatiguée, et très malade, je dois avoir une angine,
j'ai mal, Ciçou vient vers moi et ça me fait atrocement plaisir, et je l'emmerde, lui,
et je veux même pas savoir à qui il va pouvoir refourguer pour la troisième fois la combi d'apnée,
mes paires de palmes, mon masque, mon tuba, ma souris taille XS, tout ça c'était de lui à moi,
ça n'existe plus et j'ai bien compris à quel point j'avais plu aucune importance, j'ai compris,
ça me fait mal desfois mais je sais que je m'en sortirai, parce que je me dois de le faire.
J'oublierai jamais ce moment où on a sangloté toutes les trois en s'embrassant comme des folles,
c'était nul et sincère et plein d'émotions, je sais que je peux pas vivre dans la routine,
je sais que je m'écraserai quelque part comme une merde, comme un ancien moustique,
en attendant la fin, je vis, je pleure et je ris de toutes mes forces, parce que je sais pas faire autrement.
J'ai pas besoin de morts de faim à mes pieds, je les méprise, je ne veux que les purs esprits,
les connards, les ténébreux, les salauds, les briseurs de coeur; non, non non, je n'en veux plus, merde!!!
Ce n'est pas possible que je me calme, je veux encore vivre à deux cent à l'heure,
je sais pas comment j'ai fait pour vivre sans avoir une voiture et un rat chez ouam,
je sais pas comment je ferai pour vivre sans elle, comment je réagirais quand elle mourra,
je l'aime, j'ai besoin d'un peu de stabilité, que ça se tasse parfois, je foire tout, je détruis tout,
je brise tout avec mes mains malhabiles, mais Camille a une grande bouche, une trop grande bouche,
c'est Dita von Teese, et le pire dans tout ça, c'est qu'elle me fait rire.....
C'est tout. Je suis pas très jolie mais j'essaye quand même.
En attendant, faute de grives on mange des merles, allo Christophe?
Bah, soyez pas jalouses, j'ai un coeur en miettes, j'arrive pas toute seule.
J'ai mal au ventre.
"Non mais attends, parce qu'elle, pendant que nous, toutes blanches, on révisait le BTS,
elle, elle allait bronzer sur la plage cette salope, elle était toute bronzée!!!!!!!"
Ben ouais meuf, mais attends jte raconte pas la galère, du sable plein les livres,
du monoï et du sel mouillé sur mes cours, j'ai arrêté, à force.
"Bon Laetitia, arrêtez de vous tripoter les côtes, et venez m'aider à corriger les QCM!!!"