Il nous vient le temps des regrets; c'était l'habitude d'espérer.

Il nous vient le temps des regrets; c'était l'habitude d'espérer.


J'aurais pu pleurer, je sanglotais sans larmes, pleine nuit, forêt, plus de batterie à cause du poste,
et V. poussait ma voiture qui ne démarrait plus. Concept d'esclave/assistée d'la vie.
Il a fini par me démarrer lui même ma Twingo chérie. J'aurais pu pleurer tellement j'étais sous teush.
Fini pour moi tout ça. C'est pas ce qui me convient. Je me révèle, je me montre honnête,
trop honnête, beaucoup trop décalée par rapport à l'image que je montre habituellement.
Pas toujours habile et facile de jongler entre ce que tu es et ce que tu parais.
La schnouf est un fléau. Ce genre de fumette ne me réussit pas du tout.

J'aurais aimé continuer à l'embrasser. Etre dans ses bras et la lune au dessus de nous.
Je le serrais fort contre moi et embrassait ses épaules, à défaut de mordre ses lèvres.
Je suis bloquée en arrière et je n'avance pas dans leur monde.
Il faut que je change de personne car ni M. ni V. ne sont capables de me donner ce que je veux.
Je vois le fantôme de Manu à travers Valerio.
Je ne veux pas de ces hésitations. J'ai besoin d'un équilibre.
Or, ces deux là sont encore plus fous que moi. Encore plus dingues. Encore plus drogués.
J'aurais voulu être la reine de monde, rien que son monde à lui m'aurait suffit.
Je ne peux pas en voir un sans toucher à l'autre, je ne peux pas parler à V. sans entendre M.

Maria mon binôme, la femme de ma vie, ma copine, mon amie.
Celle qui me rassure de part sa voix quand je suis toujours défonsée en pleine nuit.
J'en aurais pleuré tellement j'étais paumée, déchirée, énervée, perdue, furieuse, triste.
J'ai nettoyé le tabac dépiauté qui gisait partout dans ma voiture. Grande nuit bizarre.
Elle m'attend. Je pars. Je ne suis plus no-life. Enfin, il faut croire.
XoXo, Gossip Girl.

J'ai levé ma tête, prête à recevoir l'eau bénite jaillissant du jet de ma douche,
après un apéro de cinq heures, un mac do, des tonnes de clopes, des tonnes de fringues, de bisoux,
des dessins plein les bras et de la bière plein mon froc, je m'apprêtais à recevoir l'extrème onction.
Elle était là, un monstre, au moins trois mètres de large (l'aventure, c'est l'aventure...),
j'en ai fait tomber savon, dignité, pommeau de douche, serviette,
sortie en hurlant à moitié à poil de chez moi et m'époumonnant pour trouver Eddy.
Mais seule. Seule face à la bête. L'araignée mutante. Sale Biatch.
Après des minutes qui me semblaient des heures, des petits cris paniqués au téléphone,
personne pour m'aider, je m'arme du méga aspi et la peur au ventre, j'ai attaqué le monstre,
j'ai crié, hurlé, tapé, aspiré pendant plusieurs minutes, bouché tous les trous de l'aspi
et désinfecté ma douche ! j'en tremble encore, but I WON !!!!!!!!!!!!!!!!!!

C'était l'apéro le plus long de 2009 (soit dit en passant : une année pourrie).
De six heures à onze heures avant qu'on se décide à avaler autre chose que du mousseux.
Maxime, Romain, rencontre au sommet Perrimonde - EGC. Squat de voitures. Red Lion.
L'été arrive. J'ai l'impression d'être en vie, de me réveiller d'un long sommeil. Je hais le froid.
J'ai avoué à Maria que je n'avais pas fêté mon anniversaire depuis mes dix sept ans.
Sara, le bac, le bts, Sara encore, je n'étais jamais aussi bien que ça.
Elle m'a dit que c'était la dernière fois.

"T'as vu, Stikmou elle fait la pub pour slim fast.. Check son ventre!!!"

Ni adolescente ni adulte, elle cherche une place dans la société capable de la combler.
Toujours insatisfaite, elle est à la recherche du bien être, et entre dans une partie
de ping-pong sentimentale, entre son père et son amant.
Elle ne sait pas si elle plait aux hommes, et c'est cette incertitude qui les attire.
Ils la couvrent de tendresse et de bonheur, comme s'ils retrouvaient une deuxième jeunesse.
C'est un trésor de connaître cette femme, et c'est un miracle de ne pas en tomber amoureux,
mais attention: Ce n'est jamais assez pour elle.

It was like I were in a cocoon, surrounded by some people looking after me.
I couldn't tell a world, I was good, I felt protected. They all were figures through my eyes.
I heard them whispering and talking about myself. I couldn't explain why, but I felt like I never grown up.
I was a baby in his bed. I hardly tried to open my eyes. Curtains were closed.
I was juste 20 and a half, totally shot by sedatives.

"Mais non, y'a un problème avec la balance, tu fais pas 45, mais 43 kilos !!! " \0/
I swear I'm pretty good, I've juste taken the biggest decision in my whole private life.



... Ou la danse de l'araignée. Debout, face au mur, Mawashi- Geri dans ta face,
et splotch, l'arachnée écrasée, pietinée, écrasée, tuée, sale nuisible de merde de cul.
J'organise un apéro, mais que m'arrive t'il? Vie Sociale? Naaaan, des potes?
L'été arrive. Et Maria sera là. Et puis on partira avec eux. Parce qu'on doit le faire avant de... .
Je ne quitte plus mes lunettes de soleil, rebelle avant toute chose,
à rentrer dans la salle de classe avec ma clope allumée, prête à partir à la plage.

48 heures avec la femme de ma vie, auto-analyse freudienne sur un trottoir,
Billy et le bourrage de mille feuilles, j'en avais oublié ces fous rires de trois heures du matin,
je suis le clone de Maxime et Bruno l'a bleue, concert à quatre.
Maria et Rougiers, sans doute la dernière personne à visiter Nans les Pins du monde entier.
Couette-Couette a essayé de lui piquer son teush.
Yohan le magnifique, des câlins, des bisoux à Eddy. Il est l'heure de partir.
Soirée morts-de-faim mais du ponch et du sucre plein les doigts.
Nutella sur mes Rangers, je rêve de Serge en Charlotte rousse.
No way, je suis débile mais certainement pas aussi conne.
" Titia, t'as un trop beau corps!"
C'est parce que c'est elle, c'est parce qu'on l'aime.
Le Cosmo à la terrasse d'un café, La Audi, les coquelicots. RED HOT CHILI PEPPERS.
J'en suis à mon septième kilo perdu avant l'été.
C'est la fin d'une époque et je ne regrette plus de ne pas avoir été là pour le retrouver.

Trap Trap, des grandes parties de Cache Cache, avec mon gros cul, et mes hanches en cube,
des courses poursuites en mimant des papillons, balançoires, la chasse aux sorcières,
des jeux dans le noir et le hurlement des loups, je gobais les frites avec du ketchup,
et faisais des bulles dans mon sirop à la fraise, on avait tous six ans, au fait.
Enfin, eux c'était effectif, j'avais juste le droit de redevenir une enfant, pour la soirée.
On se roulait par terre et on sautait sur les lits. C'était bon.
Sauf qu'en réalité j'ai battu mon record perso, 140 km/h avec la Audi sur MA route.
Alors je profite de chaque instant. J'suis déchirée.
Je sors la vedette malgré tout, qu'elle ronge et se dégourdisse un peu avant la nuit.
J'aime fumer au calme sur ma dalle. Les oiseaux chantent la nuit, ça m'a toujours fait flipper.
Maintenant je prends mes potes en stop, ils ne me reconnaissent même plus.
Je passe des heures à parler de gloss et de talons, et de make-up bio,
mais je rentre en gueulant sur Korn, avec un bon coup de Deftones, un mix de Kittin.
Je n'écoute que des vieilleries. Ca me plait. Ca me fait bander. Complètement.
Je crois que rien n'a commencé.

Jp m'a offert une rose malgré mon mode "clando du dimanche pas motivée".

# Posté le vendredi 01 mai 2009 08:46

Modifié le lundi 21 septembre 2009 08:38

Laetitia s'est trouvé un nouveau complexe. Et oui, elle ne voit plus que ça.

Laetitia s'est trouvé un nouveau complexe. Et oui, elle ne voit plus que ça.


" Mamaaaaaaaaaan!!! Arrête de répéter à Papa avec qui je compte niquer, putain !!!!
Quoi?? Tu achètes mon silence?? Mmmm? Audi? La Audi? Du Rosé? ... Ca marche...!"

'Font chier, 'font des ronds-points partout, j'aimais bien mes carrefours dangereux, moi,
je reconnais plus rien là, 'font chier, des bouchons tous les jours pour toute la vie, au moins.
Et c'est extrèmement difficile de taper sur le clavier avec un rat qui lèche le Monoï sur tes bras.
La pliure du coude. C'est la faute à Christophe.
Je vais prendre deux mois de vacances forcées/payées, me dorer la pilule.
Je pense que je ne vais pas rentrer à E. On a vu trop grand. Je vais tout de même passer les sélections.
Mais je n'y crois plus. Je sais que Maria et moi, on ne se quittera pas.
J'aime beaucoup trop dormir dans ses cheveux.

Spike.
Langue J- Très bientôt.

"C'est bien toi, Laetitia, la terreur de la famille?" Oui. Très modestement.
Je sais pas où je vais.
Je suis née pour vibrer au son d'une guitare électrique.
Ca me transperce le coeur, me retourne le ventre, surtout Pink Floyd,
ça s'infiltre dans mon corps et j'ai des papillons de frissons, papouilles immorales et immortelles.
Tout peut s'arrêter.
L'HSC est une drogue, mais je me soigne, je vous jure, à grands coups de molards rageurs.
A grandes claques sur le volant quand j'entends les solos de The Wall.
Titia se fait les plaques en sifflant de peur à la douce chaleur près de ses piercings.

J'ai le temps de rien. Je fonce, avec mes robes noirs et mes tongs roses.
Vernis chocolat. J'ai stressé en puissance, ce n'est rien comparé à ce qui m'attend demain.
J'ai plu envie de fêter mon anniversaire. J'aspire au changement perpétuel.
Je ne crois plus en rien. J'ai peur. Mais j'avance, je fais, je rate, je recommence.
Je gribouille, je réussis, Floriane me confirme, je jubile. J'veux pas y aller, j'vais tout foirer.
J'sais pas quoi faire, j'sais plus quoi penser, mais mes rêves, Dieu, mes rêves...
Putain de chienne de bite.

Tu sais, c'est pour tout pareil, tu sais, c'est partout pareil, lalala, je vois et son numéro et;
je vois son nom sur mon portable et je raccroche, tu sais, parce que c'est toujours comme ça,
et son nom dans ma mémoire et je ne veux pas lui parler. Je ne veux pas LEUR parler.
Son prénom appartient à la liste noire de ma tête.

Du soleil de deux heures de l'après midi à la tombée de la nuit,
le temps s'arrête et j'en ai fini avec les écrits, Olivia, Maria, la plage, le Thalassa, la Pointe,
Tito, Euromed, l'Authentique et son burger de malade, les rires, l'electro,
ça sent tellement les vacances que je roule à bloc fenêtres ouvertes en pleine nuit,
et puis les fringues, un maillot, des talons, des sandales, une robe, des treillis,
des shorts, des soutifs, des hauts, merci la pouffe!!!

Attention, Stéréotype de la femme absolument canon :

Le nez d'Olivia, la bouche de Maria, les Yeux de Titia.
Les cheveux et oreilles des trois.
Les seins d'Olivia sur le corps de Maria et le ventre de Titia.
La taille de Maria, la peau de Titia.
Les bras et mains d'Olivia. Les ongles de Titia.
Le cul de Titia, la longueur de jambes de Maria, les pieds d'Olivia,
les cuisses et les mollets de Titia.

On me dit que je ressemble à une fashion (voir électro) avec ma coupe de cheveux;
Mais bon, je les encule tous un par un.
J'ai ce treillis dont je rêvais depuis des années, merci Olivia, j'en mourrai de bonheur.
Ou presque.
Ca m'fait délirer les mecs qui croient que j'suis qu'une petite meuf en Twingo,
bon, j'ai pas la puissance d'un TDI ni la reprise d'une S-Line, mais je déboite dans les virages.
Mais je slalome, je dégage, je double. Tu veux la course? Tu veux les appels de phare en pleine nuit?
Soit Au risque d'avoir presque été broyée et mise en pièces par un bus qui passait par là.
Ledit bus a écrasé totalement son klaxon, j'ai eu peur et ai ricané nerveusement,
puis j'ai recommencé. On fait la course sur les petites routes de campagne, seuls au monde.
J'm'en balance de m'envoyer en l'air, j'veux juste pas l'sentir, j'veux pas le lui dire.
Le kiff d'Atom Heart Mother au fond de la nuit quand je n'ai personne en face.
Je sur-clope et ce soir nous fêtons la médaille d'or du rosé de Rougiers.

On entame péniblement le rosé à l'arrivée d'Olivia, pétasse en carré hermès qui nous apporte le champ',
et puis ça dégénère rapidement, les 2BE3, à poil, les photos de la ménagère...
Sans parler de la bataille d'oeufs dans la gueule, les cheveux plein de dégueulasse,
les jambes engluées dans du jaune d'oeuf, c'est le fou rire allongée par terre, c'est l'extase.
On descend à Castellane prendre un taxi, elles sont pompettes, je suis allégrement bourrée.
On est pas encore arrivé en boite que ma robe a déjà pris cher : rosé, champagne, oeuf, gel douche....
Je fais mourir de rire le chauffeur du taxi selon mes copines, moi je sais plus du tout,
je lui disais juste à quel point je voulais faire pipi... Il comprenait pas, le con.
On arrive devant la palmeraie, j'ai mal aux pieds, je titube, on me dit de la fermer,
je suis obligée de loucher pour plu voir en triple, j'suis déchirée, je bredouille et marche pas droit.
Carré VIP, en plein air, plein de mecs de Londres, je m'en rappelle plus, j'sais plus, j'les connais pas.
Au début je bade, je cuve, je baille, je peux plu m'lever. J'me force à boire plein de redbull,
pour que ça passe, et surtout du jus de pomme. Début de la session danse.
Je commençais à peine à dessoûler quand ça m'est arrivé.
Je sais que je parlais avec Maria, et puis il s'est retrouvé devant moi, nous étions assises,
j'ai même pas vu son visage que je l'ai empoigné par le torse, tirant sur sa chemise,
et.... Parait qu'on s'est roulé des palots gros comme asse pendant une demi heure.
Il embrassait comme un dieu. Barbichette. En fait, il s'appellait Arnaud.
Ca me perturbait d'ailleurs, un Arnaud pas gay. Soit. Je sais pas pourquoi, ni qui, ni où.
Mais les filles en croyaient pas leurs yeux, le reporter photo de la soirée était tout contre moi,
on n'ouvrait même pas les yeux. J'ai découvert son sourire beaucoup plus tard.
Il me collait un peu à force, alors je lui ai dit d'aller faire son job.
Et puis il revenait, on recommençait, mais j'étais le bonbon d'un autre...
"Un joli bonbon que je voudrais lécher toute la nuit.... Tu es une très jolie petite fille...".
A d'autres, j'ai donné moi, les vieux, ça suffit. Rock Acrobatique, je vole dans les airs,
on me regarde, je tourne je tourne et je dessoûle tout ce que j'ai, c'est LA BOMBE.
Maria tire sur ma robe pour pas qu'on voit ma culotte quand je suis à l'envers sur un torse (.!?).
Je danse, je danse, et puis CRAC, je crois que j'ai marché sur un truc, je sens quelque chose qui coule,
je me dis c'est rien, y'a un peu de verre par terre. Je danse je danse et ma peau se trouait en réalité.
Je m'éclate, je ris, je hurle, je gueule, j'embrasse mes copines, Arnaud, je câline et séduis,
bref, je m'éclate. Mais Matthieu veut rentrer, et Matthieu dort avec nous, spécialement avec Maria.
Soit. Au revoir Arnaud! Ravie de t'avoir embrassé aussi goulûment.
On sort, je commence à boiter, j'enlève mes chaussures, finis à pieds, voiture, prado, maison.
Il est cinq heures du matin. Mes pieds sont dans un état catastrophique.
Beaucoup de noir de crasse mélangé à du sang. C'était vraiment glauque.
Une petite entaille qui a pissé le sang. Sexy girl.
On va se coucher. Ils vont coucher.
Sept heures du mat' et des poussières, je m'endors épuisée.
Drinnnnnnnng, il est dix heures moins le quart, faut tout ranger, faut aller voir les voitures;
je sors en short et les cheveux hirsutes, j'ai du mal à marcher, les doigts de pieds troués par les sandales,
la peau à vif, c'est dégueulasse, je boite de la jambe, va savoir, on a la méga tronche dans le cul.
Je suis rentrée chez moi comme chaque week end, en plein cagnard.
Hammam entre filles. J'suis moooooooooooooooooorte.
Et puis je crois que Valerio va me laisser m'en remettre, en paix.

J'ai grandi.
Come play with me.

# Posté le samedi 06 juin 2009 15:26

Modifié le lundi 15 juin 2009 15:16

Prends mes soupirs, donne moi des larmes, à trop mourir, on pose les armes, respire encore, mon doux mensonge, que sous ton souffle, le temps s'allonge, et mes rêves se brisent sur tes phalanges, je t'aime trop fort, ça te dérange, seuls sur nos cendres, en équilibre, mes poumons pleurent, mon coeur est libre, ta voix s'efface, de mes pensées, j'apprivoiserai ma liberté.

Prends mes soupirs, donne moi des larmes, à trop mourir, on pose les armes, respire encore, mon doux mensonge, que sous ton souffle, le temps s'allonge, et mes rêves se brisent sur tes phalanges, je t'aime trop fort, ça te dérange, seuls sur nos cendres, en équilibre, mes poumons pleurent, mon coeur est libre, ta voix s'efface, de mes pensées, j'apprivoiserai ma liberté.

Play to win, break the rules... Place your heart in what you do...
Read the stars and pay the price... All your dreams come true tonight.
Put the money in, and take the love out.
Put the money in, and take it out.
Put the money in, and take the love out.
Put the money in, and take the love out.
Place your best, tonight you score.
You must spend if you want more,
keep your eyes upon the price, all your dreams come true tonight.


"Vous allez faire quoi pour ton anniversaire?" Boire boire et boire.
A dans deux jours.

J'suis trop rebelle, j'ai montré ma culotte sur facebook.
"Fais voir, oh, t'as des jolis dents..."
"Son grand père il était boulanger, dans les camps de concentration, il allumait les fours..."
"T'inquiètes, même au black, j'vais te donner du travail cet été, compte sur moi..."
"Ma grande absente, tu me manques!!! Viens boire mon cafééééé!"

"Bon, on va passer un long moment ensemble, si tu peux, fais comme si on connaissait pas..."
Après Bobo le prof sanglant, je vous présente IL, alias mon jury pour mon examen.
Oral en tête à tête. Sourire. Bonne note?!

Julien, Maria, Olivia, Marjo, l'alcool, notre grand compagnon, Couette en mode trouillarde,
c'est mon anniversaire et un vent à décorner les cocus, l'alcool coule à flots,
la langue râpeuse de mon rat, le froid, les robes, les plaques, les découvertes,
le vieux port, le mistral, l'alcool, Matthieu, les grosses putes de P., l'eau, le champagne...
Et un écrit en direct live de la fête de la musique.

Je sais pas qui je suis, je sais pas où je suis malgré les spots, l'éclairage,
et la lumière qui scintille, un bar dans la nuit, et des fous rires d'alcooliques dans les fins de bouteille,
toujours du noir en me regardant bader devant la glace; je ne sais pas où me mettre.
Et je suis si petite. Je fais tout et tout ça, tout ça, je me déteste, tout ça fait que je,
je me déteste.
La frange d'une pouffe et la lumière dans le sourire de Maria.
J'ai froid aux pieds, mon rat fait pipi, Marock, trois teubés à retourner le salon pendant une heure,
pour trouver Couette-Couette, la chieuse à gros cul.
Ce soir, mes ongles sont de nacre, j'ai le coeur brisé, planté, mais je ris.
Elle brille, elle m'illumine, et je m'endors le ventre tordu. Je vis.
Je regarde chaque homme, je plante mon regard dans le sien, je le défie, jusqu'au bout de la rue.
Ils jouent aux échecs, bières, guitares et musique. Ma vie est un échec temporaire. J'assume.
Je sais tout ce que je ne veux plus. Je suis devenue dure et glaciale.
"Ehhh ben, elles sont toutes aussi froides les varoises??"
Un petit coeur de fromage qui dégouline de larmes narcissiques.
On les rencontre et puis on s'en va. Ca finit fini. Je m'enfile des litres de migraine.
J'ai des tics, je suis toc-toc, Pink Floyd c'est mieux quand y'a le son.
Ca me fait du bien d'écrire au crayon plutôt qu'au clavier. Ca finira plié dans mon sac.
Nevermind, elles sont toutes moches ou quelconques. Moi je suis atypique et bizarre.
Physique d'avorton, corps "androgyne", tu parles Charles, je joue je joue je perds je gagne je perds je pleure
je relance et m'enfuis. Back in the 70's.
J'aurais vécu l'idylle de ma vie avec Robert Plant, au lieu de rouler des pelles à Christophe.
Main dans la culotte. Toutes des cagoles bien grasses. Des brochettes de dindes.


Et puis mon record sur la petite route, c'est ça.

Il pelait du fion au Cours Ju, à Notre Dame du Mont, au Panier, Aix c'était l'embrouille,
alors c'était Mac Do rue de Rome, petits groupes de Rock à l'odeur merguez ponch,
les punks et les marches silencieuses à la Prèf.
Ju me portait dans ses bras. Puis nous sommes rentrées et avons fumé jusqu'à la tombée du rideau.

........... J'ai appelé la meuf. Trois mois de motivation. Rendez vous dans trois semaines.
Je vais à E. Le 9. L'après midi je me fais piercer. Ce soir, les soirées SM de la Nitro me manqueront.
En fait, j'ai passé la nuit avec Adrien. Mais je suis rentrée.

J'étais un peu gênée, y'avait Rémy, toussa, moi en maillot, rivière de Bras, cascades,
et puis les clebs, et les gens, l'autiste, les araignées, j'ai plongé, voilà, j'ai plongé;
y'avait un rocher, c'était profond, mais y'avait un seul et unique rocher,
j'ai plongé droit dessus et le choc, "attendez, je me retiens de tomber dans les pommes là...",
mon front décalqué, freinée dans mon élan, un oeuf violet-rouge sur la gueule,
on se serait bien amusé s'il avait fallu foncer aux urgences.
Alors je suis rentrée boire le café avec lui et JP, puis Eddy m'attendait pour le barbecue,
que des mineurs, alors on a bu, on a bu comme des trous et j'étais complètement bourrée,
fou rire en tombant dans les buissons, à se rouler par terre de la vodka, la bonne cuite,
ils m'ont foutu au lit à minuit, j'ai bien dormi, j'ai bu plein d'eau et je suis prête à recommencer.
Oulala mon foie, et quand je fronce les sourcils, ça fait mal à mon oeuf.
Blessure de guerre sur la bouche.

J'avais des échardes, des griffures plein les bras, des courbatures, des bleus,
café, clopes, on part se baigner chez Rémi avec les filles, piscine, soleil, bronzette,
et j'ai vaincu mes démons : je sais de nouveau faire des saltos. Fierté.
Voiture en maillot, on part à Lambesc, on chante les bâtards et Noir Désir,
cigales, l'été, bientôt les vacances, Eddy et moi, toujours, nous.
Je suis restée en maillot jusqu'à huit heures du soir.

Plus, I forgot telling you about that fuckin' bastard, Belgian old and fat guy, that offered me sugar candies,
and called me "see you, sweety baby!!" in front of everybody in my fuckin' bar. Pouah.
I don't care about MJ, sorry. I don't even care about his asshole.


# Posté le jeudi 18 juin 2009 16:02

Modifié le dimanche 28 juin 2009 17:00

J'sais que j'suis pas une bombe latine, une blonde platine, DJ!

"Ma parole, tu joues la meuf nature et tu t'habilles tout en Temps des Cerises".
Bah, ma foi, on va s'gêner!
Je veux plus jamais me faire abandonner. Pas comme ça, non. Plus comme ça.
J'ai juste un fossé blindé de barrières et de barbelés au fond de moi. J'ai peur.
Je n'ai que trop souffert de tout ce que j'ai gâché. De tout ce qu'il n'a pas fait.
De tout ce que j'ai pensé. Je m'en rends compte. J'ai gâché trois ans de ma vie sentimentale.
J'ai bousillé le peu de naïveté amoureuse qui subsistait au fond de moi après Manu.
Je suis un coeur de pierre qui se dérobe quand je bulle au fond de l'eau ensoleillée.

Et puis dans la nuit, j'ai crié de toute ma colère, mon âme, ma terreur, mes pulsions,
une merdeuse apeurée, choquée, sans voix, sans larmes, juste épuisée;
j'étais terrorisée, terrifiée, et Super-Rémy est arrivé à la rescousse, un peu plus tard,
pour nous prendre dans ses bras, mon Simba et moi, je me suis rendormie comme une gosse, apaisée.

J'ai des phrases qui me viennent dans la tête pour ici, et puis je les oublie, parce que.
J'essaye d'enchainer les cours de sport, officiellement pour être en forme (dépense toi bien!),
officieusement pour.... Combattre la chair et le gras et la peau, tout ceci me dégoûte. Chair humaine.
Et puis je passe du temps avec Rémy au bord de sa piscine pleine de chlore, à râler contre mes cheveux,
et puis au bar à boire des cafés, des sirops, des décas, et beaucoup trop de MacDo, papotages,
je fais les plaques parfois plusieurs fois dans la journée, je veux être contrôlée, aaaall byyyyy myyyyself!!!!
J'écoute my my my my my poker face, et kiffasse The Wall en compagnie des étoiles quand il n'est pas là,
j'ai tout réussi d'un coup et je n'y crois toujours pas, les bugs de la FEDE, je sais pas si j'ai la licence,
but who cares? J'ai le Deesmi, et bien en plus. Environ 13 de moyenne. Admise. J'avais si peur.
Si peur de tout rater près du but alors que je suis prise à E. pour un bac+5.
J'ai tellement rien branlé de l'année, j'ai tellement bu, glandé, faceboooké plutôt que de bosser.
J'ai de la chance. Really. J'ai pas oublié Pretty Kitty.
"Ah ça, j'm'en rappelerai, me faire reléguer au second plan par une meuf à cause de sa ratte!"

Je pourrais pas expliquer la sensation de la balle qui roule contre le palais, c'est presque érotique,
et quand je parle et que ça s'entrechoque, me brisant l'émail des dents, les balles sorties,
le jeu et le pourléchage de lèvres dans des moments plus intimes, j'adore, j'adore ce piercing.

Il me tarde de voir Céline et de vivre.

"Mais qu'est ce que c'est que ce drap tout râpeux???"
C'est gommage la nuit dans ton lit.
Ne surtout pas me toucher quand j'ai des coups de soleil.
C'est bien beau de faire des cauchemars et de réveiller Rémy, encore faut il arrêter Harry Potter!!!

Je dois être la seule nana au monde à faire de l'apnée et zigzaguer entre les jambes des mémés,
pendant qu'elles essayent péniblement de coordonnéer bras et jambes à l'aquagym.


J'sais que j'suis pas une bombe latine, une blonde platine, DJ!

# Posté le lundi 13 juillet 2009 11:46

Modifié le samedi 05 septembre 2009 08:38

This is the end.. My only friend, the end.

Je ne sais toujours pas me comporter avec lui, Potiche or not Potiche,
quand je me vis arriver une bombe atomique, le genre de meuf qui à vingt ans en parait trente,
tellement elle est bien gaulée, une vraie femme, au bras de son mec, prête à conquérir le monde,
une vraie, et moi je prends alors vingt cinq kilos de plomb sur mes épaules complexées,
prête à plier l'échine devant son corps divin, la honte, la pression, elle est si froide avec moi.
Le soleil est présent tandis que le tonnerre gronde, l'happy birthday se prépare cette après midi.
La mère de Rémy me laisse lécher la casserole du gâteau au chocolat.
Je me baigne et complexe, l'après midi se passe. Sacha ne me parle pas encore.
Les invités commencent à arriver, les bouteilles à tomber, les langues se délier,
c'est peut être un peu ça le bonheur : se rouler dans l'herbe auprès de gens qu'on kiffe,
des clopes fumées jusqu'à la moëlle, et le goût du rosé sur la petite langue piercée.
Confrontation avec Bibissi, les grosses larmes noires de ma douce Manon, la nuit est tombée.
C'est à l'arrivée du couscous maison que j'aurais dû stopper, largement sanglante, mais non,
j'étais la seule à détenir un APN, alors j'ai mitraillé mon petit monde, les gens me disent,
oui, les gens me disent que je les fais rire, que je devrais être comique, faire de la télé, ou pas?!
Sourire couscous, je mets les pieds dedans, je glisse en sortant de l'eau, la main dedans,
plus je crie et plus j'attire du monde et ça me terrifie, tout le monde voit ma culotte,
alors faire semblant ou pas, peu importe, qu'ils profitent du spectacle de ma jupe relevée par leurs soins.
On finit à l'eau, Rémy me change entièrement malgré mes chouinages, je suis habillée en lui,
du caleçon aux chaussures, sèche et presque propre, mais largement déchirée.
Je discute avec Jérémy car il connait les médicaments dont je parle, j'ai pas besoin d'expliquer,
il sait, il m'écoute, il me parle, je me rappelle, on fait semblant, on fait semblant d'avoir oublié.
Problème de son et Yohan ne mixe plus, Minou, les conversations s'éteignent.
Les gens partent, je larve, j'essaye de ranger, m'endors, les laisse ranger un peu plus.
Le couscous bouillonne en moi une fois dans le lit, je pars, m'enroule dans ma dignité,
tombe contre l'armoire, m'enfuit des yeux de Rémy pour aller vomir à genoux un peu plus loin.
Saleté de couscous qui pique. Et l'insomnie. Des heures les yeux ouverts.
Je pars au petit matin retrouver ma garce qui m'aime H24. Blédichef pour elle.
Les esprits se réveillent doucement que je suis toujours dans mon cosmos.
Rémy est bien trop occupé par l'idée de kiffer son pote, alors je discute enfin avec Sacha.
J'apprends de sa belle bouche sanguine qu'elle me jalouse, moi, mon corps de sportive,
mon absence de flasque, mon charme, mon charisme, mes plongeons de sirène, ma maturité.
Abasourdie. Je n'ai pu la croire, choquée. Elle a fait la gueule à ma petite personne minable !
Elle me trouve trop belle, alors que je lui déclame mon amour physique envers elle.
Au final, on s'entend bien. La paix dans son esprit, un peu plus qu'hier.
L'orage est tonitruant, nous sommes sur la terrasse, je suis seule mais Céline englobe mes pensées,
Céline pompe mes quelques forces, Céline prend ses billets, Céline arrive, Céline est attendue depuis 2007,
Céline sera là demain et demain est aujourd'hui. J'en ai ma claque de l'ambiance morose.
Et de la tronche. Alors je m'en vais sous l'orage et St Max inondé. Soleil dans mon coeur.
Un peu plus tard, je me suis couchée très tôt. Aujourd'hui, j'ai peur, j'ai la boule au ventre,
mais je suis heureuse de l'avoir pour deux jours à mes côtés.
Nous allons pouvoir enfin réunir les trois pisseuses. Virtual life turns into real life.

"Aix en Provence TGV, ici, Aix en Provence TGV..."
J'attends ma pisseuse et me voilà fraichement out of a relationship with Rémy.
J'ai la pression de ne pas lui plaire, à elle, à tout ce qu'elle pense déjà de moi.
Elle a souri dans sa petite robe noire, gros seins, elle était déjà à me serrer dans ses bras.
Dans son sac, elle avait pour moi le Dvd de PF@Pompeï, un masseur de tête, mon simba.
Atom Heart Mother, on se mange du regard, petits rires, Mac Do, l'instant qui gâche tout,
et puis nous, seulement nous, bollas, musique, son odeur, ses seins, son rire, ses yeux.
Ses cheveux. Première nuit à crever de chaud, se retourner dans le lit. Nous sommes deux.
Aix en Provence, le Parc Jourdan, beaucoup de bonbons, des larmes, parfois,
des discussions d'intellos au bord d'un pub, petites hippies pré-pubères :

"J'suis pas d'accord, on peut pas dire que Janis Joplin, c'est les 70's!
Ouais mais attends, Jimi Hendrix, précurseur quand même quoi!!
Puis attends, Mechanical Animals, c'est quand même le plus musical du tout Manson !!!
Même s'il a vachement pompé sur Ziggy Bowie!! Et me parle pas d'Alice Cooper quoi!
Ouaaaais mais Pink Floyd, y'a pas à chier, Animals, rien à voir avec Atom Heart Mother!!"

Petites groupies en transe "HIIIIIIIIIIIII LES CONVERSE PINK FLOYYYYYYYYYYYYYYYYYD!!!!!!!!!"
Tellement en transe, et bim, bouton d'herpès sur le retour. Le rosé est au frais.
On mange pas, on picore, on boit, on secoue les cheveux, pisseuses, Slipknot,
Manson, Rammstein, Muse, Pink Floyd, Deftones, Bowie, Coco Rosie, Korn,
on hurle et on chante à en faire pleurer Couette-Couette tellement j'suis bourrée, moi.
Des chips, beaucoup d'clopes, quelques cris, son rire, ses cheveux, toujours.
On s'endort légèrement torchées. Insomnia fever some hours later.
Au dernier jour de son apparition dans le sud, la tête dans le cul, le coeur ronchon,
on part retrouver la troisième à Marseille, la plage, les cigales, les Catalans,
et puis Lou, les trois bloggueuses, des questions, beaucoup d'eau, de sel, de sable, de fous :
"attends, la folie, je plonge avec une apnéiste!!!" Ou pas.

"Titia, arrête de conduire comme ça de bon matin, j'ai envie de vomir..."
Et les 100 000 kilomètres de la twingo immortalisés. "I push my finger into myyyyyyyy eyyyyyye!!!!"
Lunaticasylum, Tryin-to-enjoy, Psilocybine à la plage. Puis au Pharo. Photos dans les jeux.
Ca parle blog, les pisseuses s'interpellent, se questionnent, se jaugent, se sourient. Décas.
C'est l'heure de partir, sous un soleil de plomb. Je voulais la prendre dans mes bras.

A mon retour, je me suis effondrée. Elle m'a manqué dès le lendemain. Et puis j'ai commencé à pleurer.
Mac Do, le Cic qui me refuse mon crédit, Hsbc, La BNP, le dossier à monter, et puis....
"Tu vas pas bien.. Bon, je demande des sous à mes parents, et je descends en train !"
Et ça, c'est ça une amie. Bien plus que tout. Elle a claqué son argent pour venir me voir.
Elle arrive ce soir. Camille la gouine. Je l'aime déjà.

"Après l'angine, la bronchite, merci les défenses immunitaires à plat!!
Titia descend voir son binôme, sa pouffe, et va récupérer sa gousse à 23H...
Me languis déjà de ce week-end entre nanas à persifler au bord de la mer..."
Eh oui, je suis tellement mégalo que j'auto-cite mes micro blog de facebook ;)

Je passe la soirée à siroter du rosé auprès de Ju et Maria en attendant Camille,
on est là à se déhancher sur la table, moi en maillot, les cas sociaux tentent de s'épanouir,
on est brisé mais on boit et on rit et on crie et on grignote du fromage devant l'ordi.
23H à St Charles, je psychote sur mon téléphone et la franc-comtoise qui n'arrive pas,
et puis elle est là, son foulard, son sourire, je suis en stress de pas lui plaire,
je la saoûle de paroles tandis qu'elle kiffe se laisser bercer par ma twingo,
toujours un peu intimidée d'ici au lendemain. Je suis touchée qu'elle soit là.
On part aux lecques à défaut des calanques, j'apprends qu'elle ne sait pas nager, tant pis,
elle est tellement heureuse qu'elle barbote des heures tandis que je fais la sirène aux seins nus.

Je sais pas si j'ai le droit de me considérer comme apnéiste.
Je donnerais tout pour récupérer mes palmes de chasse chez l'Homme sans Coeur.
Et mon masque. Et ma souris Beuchat. Et mes chaussons. Mes gants. Mon plomb.
Dès qu'il y'a de l'eau, je me fais un plaisir de tenter du statique, du dynamique,
piscine ou mer, peu importe, je fais des perf comme je peux, et j'étais là, tranquille,
près de la bouée, tandis que je me fais interpeller par trois pseudos nageurs :
"hého, mademoiselle, c'pour un pari.. Tu sais descendre là? Y'a trois mètres?"
"Mmmm.. Trois mètres? J'vais voir c'que j'peux faire..."
Et je me suis fait le kiff du siècle, un canard parfait pour une immersion exceptionnelle,
je descends sans difficulté, en mode fusée, je m'allonge au fond, me roule dans le sable,
en souriant, je gratte le sable de mes petites mains, les seins à l'air, j'y reste, et je remonte,
souriante, tranquille, je les regarde, ils ont la bouche qui tombe par terre, je me marre.
C'était le pied. Ils m'ont regardé partir qu'ils n'y croyaient toujours pas. Trop facile.

Camille la rousse-faced commence à rougir, ça fait des heures qu'on lézarde et qu'on bouffe,
qu'on se gave de glaces et de MacDo et de clopes, mes parents sont partis depuis bien longtemps,
on reste aux lecques, on marche dans la ville touristique, le feu d'artifice, la pomme d'amour,
les chouchous, les bonbons, l'eau, la mer, je ne pense pas au Mourillon, non, je n'y pense pas,
c'est promis, je n'y pense déjà plus.
Je me sens bien avec elle, comme si je la connaissais depuis toujours.
Elle sait déjà tout ce qu'il y'a au fond, elle me scanne sans que cela ne me dérange,
puisqu'elle ne me juge pas, puisqu'elle ne se trompe pas. Puisqu'elle m'aime comme ça.

J'aime trop son profil même si son accent me gâche un peu. Soit.
J'ai voulu la faire souffrir, puis elle était déjà assez rougie par le soleil, alors pourquoi pas?
J'ai pris mon coeur et mes souvenirs, j'ai emmené Picky-Poo au vieux Nans.
Mon équilibre, mes pierres, mon sang, mes rochers, mes ruines, mon enfance.
Je pensais à Py sous la pluie mais ma bronchite sifflait, pleine d'asthme.
J'étais fière et émue, comme à chaque fois, de connaitre chaque recoin, chaque pierre.
Chaque vue, chaque maison, chaque quartier de Nans-les-Pins vu du ciel.
C'est là que je me sens bien, suspendues au vide à parler de la vie et des amours mortes.
J'aurais voulu qu'elle reste auprès de moi, à me dire des vérités qui ne me blessent plus,
sauf quand même un tout petit peu, et puis elle sourit avec sa grosse bouche alors tout va mieux.
La Audi, Marseille, Maria, Julien, l'Ice tea, les sourcils, Camille m'a coupé la frange avec amour.
C'était dur de la laisser partir pendant qu'elle me chuchotait des mots doux à l'oreille.
"Tu pétilles, Titia, tu pétilles!" Mais oui mais toi tu vas partir, tu vas m'abandonner.
On se reverra, oui, on se reverra toutes ensemble.

Je me rappelle ce jour, ça devait être un vendredi soir, et puis je parlais plus à Manu,
j'avais la boule au ventre allongée par terre sur le bitume avec Fatima, Août 2005,
la nuit avait déjà beaucoup d'étoiles et Valentin était mon ami. J'étais folle de Manu.
Valentin m'a pressé, invité fortement à aller chez lui le lendemain soir.
J'avais pas envie, j'étais triste, j'étais vénère, il tenait absolument à ce que je passe la soirée avec lui.
J'étais encore à bouder allongée sur son transat quand j'ai vu la moto du père de Manu arriver,
il était à l'arrière, l'homme de ma vie, en costard, tremblant d'amour, j'lui en voulais tellement,
et j'avais le sourire jusqu'aux oreilles, il s'est avancé vers moi comme pour me donner sa vie,
a tendu sa joue et m'a murmuré : "Amour, tu peux me frapper, je l'ai mérité..."
Je l'ai embrassé de toute ma force, je l'ai aimé pour toujours. On y croyait.
"Mais ce mec, Manu, il t'obsède quand même..." Oui, mais c'est la vie qui veut ça.


This is the end.. My only friend, the end.

# Posté le lundi 10 août 2009 03:49

Modifié le dimanche 23 août 2009 17:08

High me five. Pick your five. Non mais tu vas la fermer!!!!!!!!

Les racailles, les meufs qui font des bisoux en cul de poule, l'hypocrisie, les oignons, les araignées,
le vide, la nuit, l'angoisse, les wesheux, les skins, les groupes de pseudos adolescents qui se prennent
pour des rockeurs, Olivia Ruiz, les poivrons, Elle, les champignons, le froid, Green Day, Kiff Kiff Bourricot,
les battements de coeur quand je fume du teush, TF1, Hello Kitty, les pouffes, le Medusa,
les loups garous, les dinosaures, les cagoles, Benabar, les sarouels, les Ugg, les fleurs, les clebs,
Bernard Lavilliers, les touristes, les tomates cuites, André Rieu, l'Hépar, Raphaël, les courgettes, James Blunt, twitter, les sacs Longchamp, les talons compensés, les faux-culs, Booba, les préjugés, les gens,
le whisky, Lui, Fort Boyard, P., Thalassa, David Guetta, Claude François, les News, le chlore, les lâches,
la migraine, l'aspartame, le coca light, les Bounty, l'hypoglicémie, les pyjamas, les TN, Fast and Furious.
Mes larmes.

Je sais pas jusqu'où j'suis prête à aller pour les avoir, ces putains de Converse.
Le Lexomil n'agit plus. Je suis une droguée. Une vraie Tox. J'clope toute la nuit.
C'était l'ignorer ou lui sauter dessus folle de rage comme une grosse merdeuse.
Alors j'ai dit "Salut", pas de bise, pas pire que lorsqu'Elle tourne la tête devant mes parents.
Je sais pas ce que j'fais penser aux gens pour qu'ils se comportent aussi mal avec moi.
J'le vis mal de devoir faire une croix sur E., même si c'est pas définitif, verdict dans quinze jours.
Il y'a des milliards de choses que je ne connais pas sur Pink Floyd, il me tarde de les découvrir.
J'en peux plus, j'en rêve la nuit, David, sa voix, Richard, la musique, j'en crève de kiff.
Me remettre à l'apnée doucement, racheter un masque, un tuba, des palmes de chasse,
bien mieux qu'une désintoxication de l'Homme sans Coeur, je vais enfin exister.
Je vais profiter de tout ce temps pour me droguer de sport et de Pilates.
C'est pas demain la veille qu'on me reverra m'ouvrir à un homme. Me montrer. C'est fini.
Je ne tombe que sur des barjots, à chaque fois, je me remets en question pour comprendre,
savoir ce qui l'a poussé à se comporter aussi mal avec moi. Et j'attire les racailloux.
Mais je n'ai jamais la réponse. Tas de lâches, tas de merde. "On joue au tas d'merde?".

Comme si je pouvais me lasser de ma Couette-Couette, comme si j'allais l'abandonner,
l'abandonner pour des connards qui n'y comprennent rien, qui comprennent pas son importance,
ben oui, c'est qu'un rat, c'est qu'une merde, c'est qu'une bête, mais c'est MA bête.
Elle me fait rire et m'embrasse et dort sur moi et cracotte, et elle a besoin de moi, ma pucelle.
Je sais que je rentrerai un jour et qu'elle sera toute froide. Et je n'aurai pas grand-monde pour m'aider.
Mais c'est la vie. Et sa mort en fait partie. Diantre, qu'est ce que j'aime cet animal puant et pisseur.
Je sais me coiffer maintenant, tu sais. J'ai brûlé tous mes cheveux à vouloir grandir.
Mais moi, je peux marcher la tête haute, même si je n'y crois plus. J'ai pas honte de tout ça.
Je n'ai pas trahi, j'ai aimé, j'ai fait du mal mais je n'ai pas voulu nuire, j'ai protégé, j'ai adoré,
j'ai vécu, j'ai expliqué, j'ai fait souffrir et je le sais, et je sais tellement que je ne sais même plus.
Je regarde Weeds. Je fume beaucoup trop, beaucoup trop pour être en bonne santé,
ça me satisfait, je préfère tout fumer plutôt que trop manger, je voue un culte à la minceur,
I'm careful about my anorexia rampant.... Kevina achète du Versele-Lega pour la rongeuse.

Christophe m'a initié aux textos, et tous les autres peuvent dire ce qu'ils veulent : ça a du bon.
Christophe n'est qu'un lâche, un kéké, un playboy, un queutard, mais il me fait péter un plomb.
Il est même pas beau, il est pire que ça. Et puis, il ne m'aura jamais. C'est drôle, au fond.
Ca fait déjà quatre ans, je crois, qu'on est là, à se brûler, flirter contre un mur, rire, s'embrasser,
et moi je le fais pas, moi je suis pas comme ça, et il peut se lever le cul que c'est pas demain la veille.
Et il le sait et il kiffe et je kiffe et nous kiffons et c'est à celui qui fera le plus rougir l'autre.
Même si un rien lui suffit, à ses yeux je suis femme, un fantasme,
une fille qu'il ne pourra ajouter à sa liste,une qu'il ne baisera pas, mais une qui le domine,
une qui lui résiste, une qui l'allume sans répit.
Alors comment pourrais-je m'empêcher de ne pas le regarder en passant devant son bureau?!
Je suis une garce, mais il est pire que moi. J'emmerde le monde.
J'écoute de la musique d'intellos, de musiciens, de vrais, de travailleurs, de perfectionnistes,
"Mais qui? Qui d'autres pourraient nous égaler? Personne ne peut rivaliser avec les Floyds."
J'ai jamais dit que j'étais une fille bien. J'essaye d'être honnête avec les autres.
Mais faut déjà que j'apprenne à arrêter de me mentir.

C'quand même un truc de fou, un mec qui gémit, qui supplie, qui vocifère, qui fait son caprice.
Non c'est non. Pourquoi toi, et pas un autre? Non pour tout le monde. J'ai envie mais je ne veux pas.
Lève ton cul pour moi et décroche moi l'univers, après on verra. 'Sont sans gêne, m'ont pris pour quoi?
J'ai toujours eu plein de mecs dans mon lit qui croyaient m'avoir en claquant des doigts. Haha.
Je suis fatiguée, alors je dors. Namého. CROIS PAS. 'Pas comme ça, moi. Pas avec VOUS.
Je préfère qu'on se casse les dents sur moi plutôt qu'on m'imagine comme une fille facile.
Christophe le sait autrement que par coeur. Il a l'espoir, nuance! J'ai fait un tri sur facebook.
Je vais passer à autre chose même si je vais stagner ici. Je suis triste de ne pas rentrer à E.
Il paraît que ce sera pour plus tard. L'année prochaine. Je vais passer des diplômes d'anglais, toussa.
Les Converses sont commandées lundi matin, IL a promis de me tenir au courant.
J'ai passé mon samedi sur un nuage de fumette et d'alcool. Je keep on my bronzage.
Ma Couette-Couette m'inquiète, niveau santé. Mon petit bouchon de cucul.

Je me suis endormie dans les bras de Julien, mais mon inconscient était ailleurs,
alors je suis partie, je me suis réveillée dans un autre lit, un autre monde;
l'univers de la décuve psychédéliquement bordélique.
Ma pucelle a rendez vous ce soir, grâce à Louisa. J'espère que ça va aller.

On a passé la journée à boire du sel dans les vagues, j'avais des p'tites lunettes pour apnéiser,
je bullais, Californication et Coldplay, le vent, le sable, les lecques, le café, la clope.
On était presque seuls au monde, adieu les touristes, c'était bon, à peine le temps de rentrer,
déjà dans la salle d'attente du véto avec ma ratoune morte de trouille, la pauvre, ses petits bruits,
elle était bel et bien en train d'aggraver sa maladie respiratoire, 50 euros la consult,
un deuxième trou au cul, et puis la loose, le coup du destin, le hasard, les emmerdeurs,
je décide de partir vite, trop chaud, d'attacher la petite cage un peu plus loin, au feu rouge,
mais non, ce fils dep' en a décidé autrement, il nous pond une marche arrière en pleine rue,
tout le monde pile, tout le monde klaxonne, et moi je pile, et la cage voldingue dans l'habitacle,
mon petit coeur tape violamment la boite à gants, malheur, je crie, elle ne bouge plus,
un corps de rat sans vie, je me voyais déjà l'avoir tué, je hurle, je zigzague,
manque m'encastrer dans deux ou trois voitures, je m'arrête, en pleine route,
je les encule tous, mon bébé est mort, non, je ne crois pas, elle bouge? Elle bouge pas??
Elle bouge. Je lâche volant pédales et concentration pour l'attacher enfin au siège. Comme les petits.
Je tremble de tous mes membres, toutes mes affaires sont renversées, y'a du chanvre plein le tapis,
elle est sonnée, ma pucelle, elle remue à peine son petit corps, je tremble, je panique, je ne respire pas.
J'arrive chez mes parents complètement sous le choc, mais elle va bien, elle tremble aussi,
elle a eu peur, c'était de ma faute, j'aurais pu la tuer, je m'en voulais atrocement.
Je m'en voulais atrocement. Maintenant, c'est elle qui m'en veut : trois semaines d'antibiotiques.

On est allés à Aqualand et on a ri comme des baleines toute la journée,
j'suis retombée en enfance, et puis la fin, c'était vraiment fini, tout s'est obscurci dans ma tête,
et puis un très grave accident sur l'autoroute, j'ai béni ma Twingo et mes réflexes,
Amandine criait et j'ai vu le mec nous doubler par la droite avant le tête à queue, flippant,
leur voiture qui a zigzagué de partout avant de se démolir contre la barrière, à cause d'un pneu crevé,
je pouvais rien faire, juste m'éloigner et les éloigner de l'endroit de l'accident, carambolage.
Mais ça m'a pas empêché de comprendre certaines choses, je pense qu'il est temps,
oui, il est vraiment temps que cela cesse. Tant pis, et j'en assumerai les conséquences.
Je suis sidérée du plaisir que prennent les gens à te tailler même quand il n'y a pas de faits.
J'ai horreur de croiser Rémy parce que je regrette à chaque fois d'être sorti avec quelqu'un de chez moi.
J'ai besoin d'un peu de stabilité. Il ne nous manque plus que la réponse d'HSBC
qui sera certainement non.
Je ne serai jamais moi-même avec qui que ce soit, potes, femmes, enfants, mecs, meufs, relations,
non, ils me déçoivent tous, je me déçois toute seule. Personne n'est vrai. Moi la première.
Je gaffe toujours, l'histoire du lit avec Julien, je voudrais être parfaite et pas être qualifiée de "maladroite".
Je n'ai même plus envie de les voir. Ca me révolte.


Taire les mots, les souvenirs
Revenir en arrière
Je veux revoir ton sourire
Comment faire ?
Pour te dire
Les mots écrits sur ton visage
Revenir en arrière
Je veux revoir ton sourire

# Posté le jeudi 20 août 2009 17:35

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 19:10

"Intense, me dis tu, je n'ai jamais autant vécu, je n'ai jamais autant mouru qu'auprès de lui. "

"...et j'ai demandé "Manu?"
il m'a répondu "affirmatif"....
je suis perdue ...... c'était l'amour de toute ma vie. "

Dis, Lunatique, tu te rappelles? Ton blog, c'est aussi une partie de mes souvenirs. Ca fait mal, d'ailleurs.

Je danse dans les bars, je mets mes mains sur le comptoir et j'attends en rigolant bêtement
à leurs blagues pas drôles. Je glousse, je ne me reconnais pas.
J'insulte partout mon ancien dieu et ris de lui. Je prend les verres, je bois très vite, je n'aime pas le goût,
je me désaltère sans penser que je vais finir par terre soit à pleurer, soit à vomir, soit à dormir.
Je suis un chaos monumental et incompréhensible. Je ne suis jamais explicite, il va m'embrasser,
il va m'attacher à lui toute la nuit mais je ne vais jamais aller plus loin, je n'en ai même pas envie,
ça me fait peur. Sûrement qu'il voudrait me ramener chez lui, dans son lit ou dans un autre lit peu importe,
mais ça me dépasse. Je sors le sourire énigmatique et je me barre, je le connais trop pour
lui avouer que je suis intirable.


Je prends le contrôle jusqu'à un certain point... Et puis tu te braques, tu te replies et tu te tires.
Et puis ... " j'veux pas mourir maintenant j'ai trop peur que ma tombe ne soit jamais fleurie. "

Je vais enfin voir le dernier Tarantino avec mes garçons tout à l'heure, mais je suis très inquiète,
je ramène Couette chez le véto cette après midi, je me fais énormément de souci.

Secret Story, c'est vraiment malsain cette émission. On persiflait et on crachait.
On s'est frappés Koh Lanta, à défaut d'Inglorious Basterds. TF1 Powa. Ice Tea, cookies. Pétards.
Bon délire la course sur l'Autouroute avec une nana en 206 HDI. On a remi ça dans la Sambuc.
C'était super sympa de la suivre alors que ses pneus crissaient dans les virages.
J'avais "always outnumbered, always outgunned" qui tournait en boucle, j'étais à l'ouest.
J'essaye de me mettre dans des états d'auto-hypnose quand je conduis, sans devenir distraite.
J'ai retrouvé une Couette-Couette soulagée, respirant quasi normalement, pleine de speed,
de bisoux, reniflant et mordillant mon pied plein de sang, je l'ai retrouvé pleine de vie, c'était si bon.
Je sais pas encore ce qu'il va advenir de moi. "Titia, j'ai peur que tu partes en dépression..."

Plus ça me fait mal et plus j'aime ça. Je n'ai besoin de rien d'autre que mon Ipod.
Je ne pourrais jamais lâcher prise, jamais, rien ne me sera épargné. Tant qu'il y'aura la musique.
Plus je souffre et plus je le vis, je me vis complètement. C'est odieux. Et oui, c'est divin.

J'ai vu Rémy consolider les réparations de Py sur ma voiture. Nuit de larmes en janvier 2009.
Le réconfort dans les bras de Doudou, ses bras si larges, et son grand torse. Mes sanglots de moustique.
Mes déceptions et ma joue qui pleurait contre son coeur, mes désillusions en plein hiver.
Et puis j'ai vu mon père reprendre les retouches de Rémy et les transformer. Août 2009.
Mon père, l'homme qui est sensé ne jamais me laisser tomber. Lui. Ma Twingo balafrée.
Ma BQQ à moi, ma liberté, mon boulet, ma chaîne, mon esclavagisme, ma fierté. Mon envie.
C'était assez symbolique, somme toute.

J'en ai marre de devoir leur apprendre mes sentiments.
J'en en ras le cul de devoir expliquer pourquoi des choses, un animal, des lieux me tiennent à coeur.
Je n'ai plus envie de me partager à personne. Ca tombe bien; je n'interesse plus grand monde..

Et comme j'suis trop une grosse pute, eh ben j'kifferai trop avoir un sale accident, oui oui,
rien que pour voir la tronche de Sophie qui ramassera mes morceaux sur le bord de la route.
Et comme j'suis trop invincible, ben j'serais pas suffisament morte pour mourir pour de vrai,
alors j'pourrais tout regarder et kiffer, kiffer sa gueule et pas de retour en arrière pour nous deux.
Jamais. Y'aura du sang partout et elle dispersera mes miettes de chair au vent. Well good.

"Moustique !! T'as encore oublié de laver le dessous des assiettes! Penses-y..."
Promis, Doudou, la prochaine fois sera la bonne.
Bon, c'est pas tout ça, les souvenirs, la mémoire, etc, mais moi, j'ai un Tarantino qui m'attend.

J'étais scotchée sur mon siège, et oui, j'enlève mes chaussures au cinéma, le seau de Pop-Corn,
Cédric râlait parce qu'il y'avait pas assez d'action à son goût, Jo avait ses petites lunettes,
et moi j'avais les yeux écarquillés comme une gamine tellement je kiffe Tarantino et j'ai kiffé ce film,
desfois j'en oubliais de mastiquer et je m'étranglais avec, aimant chaque plan, chaque travelling,
admirant chaque musique et tous les jeux d'acteurs, et puis c'était fini que j'en voulais encore,
j'ai esquissé quelques petits pas de danse devant les yeux de toute la salle, je riais,
j'étais bien avec eux perchée sur l'abri du MacDo, je me sentais libre et sans chaînes esclavagistes,
ça me fait du bien de voir que je peux encore faire tourner la tête de quelques hommes.

Malgré mon nainisme, j'ai fait partie de groupes influents, j'ai été mise sur un piédestal, j'ai été admiré,
envié, idolâtré, espéré; j'ai aimé faire rire des bandes entières de personnes en pleine nuit,
j'aimais suciter les fous rires, les regards, je me sentais utile, aimée, importante.
Et puis je trainais avec des gens qui me surprenaient, pleins de ressources, de culture, de charisme,
Julien, je les regardais avec des yeux admiratifs, de gamine, eux, les beaux, les forts, les souriants,
moi je n'étais qu'un horrible canard déguisé en petite femme qui met des jupes et des talons,
j'étais très moche, mais ils me regardaient desfois, j'existais même, parfois, je ne sais pas.
J'aimais être la meneuse, le leader, la commandante, pour mieux cacher mon manque d'assurance,
et ma carapace était forte et Blub m'adorait tellement, Céline et Marie se sont ouvert les veines pour moi.
J'étais qu'une merde, je suis toujours réduite à l'état de bouse incommensurable.
J'ai aimé pour rien, j'ai aimé pour du vent, brûler, mourir, ça m'a fait m'enliser dans la boue,
dans la vie, c'est ça la vie, j'en veux plu, je ne veux plus de coeur, ça tombe bien, je suis sanglante,
je tremble de toutes ces peines qui ne passent plus, de ma colère, ma haine, mon remord,
je regrette tant et tant de choses, avec mes principes à la con, ma violence, mon amertume,
je bouillonne, et je marche la tête haute à défaut de courir pour mieux en profiter.
Je m'en battais les couilles, je me suis arrêtée devant les flics pour remettre mon piercing à la langue
qui se barrait comme pour mieux me dire : "tu m'aimes, et moi je t'encule".
Tu vois, de l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas.
J'ai pas été à la hauteur des espérances de la lunatique, je le sais, j'ai été nulle.

Ses bruits de respiration étouffée m'ont réveillé complètement vers cinq heures du matin.
Je l'ai veillé, j'ai paniqué, je voyais mon petit bout qui s'essoufflait, il était trop tôt,
je voulais pas qu'elle parte, non, je faisais que pleurer, elle léchait mes larmes, ses bronches sifflaient,
je lui ai donné des anti-inflammatoires vers six heures du matin, elle dormait contre moi dans mon lit,
je croyais qu'elle allait mourir, je n'osais bouger, sauf pour me remplir de café sensé stopper mes larmes.
Mon bébé. Mon animal. Elle s'est endormie en boule entre mes jambes, une fois le médicament digéré.
Je suis partie la boule au ventre, les cils collés de tant de larmes, le véto n'était pas là, les yeux bouffis,
cours de Gym, le cours de la rentrée, je me suis défoulée parce que je ne pouvais plus rien faire.
Et puis je suis partie aux Lecques comme je l'avais promis, le coeur gros, mon père est allé vérifier
qu'elle n'était pas encore morte, beurk, le véto me rassure enfin par téléphone,
je me jette à mort dans les vagues, au creux de mes bras, je me jette dedans à m'en faire des bleus,
je bois la tasse, je recommence, je crie, je plonge, je saute,
les gens autour de moi sourient que je souris, un pervers pédophile me mate en se léchant la bouche,
"un joli bonbon que je lécherai pendant des heures..." Encore un mec de quarante ans.
Je reste plusieurs heures dans l'eau à me délecter de cette mer chaude et ces vagues claquantes.
Les seins nus parce que je suis une sirène même si je n'en ai toujours pas.
Couette semble aller mieux, ma pourrie gâtée, mon trou du cul.
Elle a le droit de toujours me lécher les joues, et faire le coiffeur dans mes cheveux.
Je ne crois plus en personne. Je ne suis plus là. Je crache pas.

Il se pourrait qu'un espoir pour E. se profile à l'horizon.. Plus de news Lundi peut être.
Je ne pense plus qu'à passer du temps avec ma Couette, je sais pas si elle va s'en sortir.
C'est tellement frustrant de ne pas pouvoir la soulager pendant ses crises.
J'aurai besoin d'une épaule sur laquelle lâcher mes larmes, mais tant pis, on est mieux toutes les deux.
Il ne faut pas qu'elle me quitte. Mon studio serait tellement vide sans elle.
Lives and lies about Couette-Couette.

J'vois que j'ai bien fait, cette fille attire les foireux et la merde et les mythos et les embrouilles,
un vrai aspirateur, fallait que je m'éloigne de tout ça, ça ne m'ammenait vraiment rien de bon.
Je suis triste de ne plus les voir, mais j'ai bien fait, enfin, je crois, je crois que j'avais raison.
J'espère que Couette va tenir, j'ai envie qu'elle soit là. Le monsieur Converse est adorable.
Xavier, mon prof de sport, je le matais comme une gamine, il est beau il est doux, il est compétent.
J'vais essayer de faire quatre ou cinq cours par semaine, E. ou pas E.
J'aspire à faire de mon pitoyable corps la chose la plus parfaite possible.
C'est à dire, faire avec ce que j'ai, du mieux que je peux. Je m'acharne, tant pis pour les courbatures.
Je ne veux pas de muscu, de gonflette, je veux du ferme de partout, de partout, perdre ma graisse.
Je regarde Secret Story d'un oeil effondré. J'ai pas fait exprès, j'ai commenté un truc de Rémy sur FB,
les amis de mes amis sont mes ennemis, un truc comme ça, je ne veux pas qu'il sache ce que je fais,
c'est pour ça que je l'ai enlevé, pas avoir à filtrer les photos, toussa, je suis contente de les voir, eux.
Je demande pas la lune. Je veux juste être en paix. Ne pas avoir à cracher, toujours pour rien.

"J'ai toujours eu un respect profond, presque craintif, pour la langue, la grammaire, la syntaxe,
le vocabulaire et toutes ces conneries :
- Papa, on s'a fait violer.
- On s'est fait violer."

J'ai mi ma veste de motarde, ils m'ont dit que je me la pétais "Inglorious Basterds". Soit.



"Intense, me dis tu, je n'ai jamais autant vécu, je n'ai jamais autant mouru qu'auprès de lui. "

# Posté le jeudi 27 août 2009 15:08

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 09:02